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« Ségolène Royal, notre vote nécessaire »

La rédaction
par Jacques Cheminade
« Crois pas c’qu’ils te disent, un autre monde est possible J’lutte pour él’ver celui qui m’écoute »

- Avant l’Album, Axiom

Nous voterons contre Nicolas Sarkozy et donc pour Ségolène Royal. Sans arrière-pensées ni hésitations, car si l’ancien ministre de l’Intérieur venait à occuper le fauteuil présidentiel, la France se soumettrait à la stratégie politique de MM. Blair, Cheney et Bush. Elle deviendrait ainsi un pion sans âme de l’oligarchie financière.

Le pedigree de M. Sarkozy est clair :

  1. Il est l’ami des néo-conservateurs américains dont il a longtemps recherché les faveurs. Il n’a pas hésité, après avoir visité M. Bush, à prendre des positions contraires à celles de son pays et de son propre gouvernement. Il fréquente assidûment le dirigeant de la droite de la droite israélienne, Bibi Netanyahou.
  2. Sa politique économique a toujours été ultra-libérale et sélectivement répressive. Au ministère de l’Economie et des Finances, il a ouvert la Bourse de Paris aux capitaux étrangers et pratiqué l’austérité sociale vis-à-vis des travailleurs. Au ministère de l’Intérieur, il a été dur vis-à-vis de la petite délinquance des plus démunis et laxiste vis-à-vis de la grande délinquance financière.
  3. Sa personnalité n’est pas fiable par rapport aux responsabilités auxquelles il prétend. Refusant toute introspection, rejetant comme absurde le « connais-toi toi même » de Socrate, il pratique une fuite en avant dans l’activisme et la recherche du pouvoir pour le pouvoir.
  4. Il est prêt, pour exercer ce pouvoir, à être un homme de caoutchouc, mêlant Valmy, la France Libre et Jaurès à des compliments aux électeurs du Front national et à des références aux croisades.

Il se prétend le « protecteur » de tous les Français qui ont « peur de l’avenir », alors que, de fait, il a été et demeure le protecteur-protégé des Bouygues, Lagardère et Bolloré, sans parler d’autres plus exotiques. Au sens propre du terme, sa candidature est inadmissible : pour lui, la France n’est pas cette « certaine idée » du général de Gaulle, mais un conglomérat d’intérêts dont il croit pouvoir devenir le maître et dont il est en réalité le serviteur.

Le vote pour Ségolène Royal se justifie donc pleinement pour éviter que Nicolas Sarkozy arrive au pouvoir. Il faut cependant le dire franchement : en ce 23 avril, le vote du premier tour lui offre toutes les chances de l’emporter au second. Une campagne comme celle de Lionel Jospin contre Jacques Chirac en 1995, n’apportant rien entre les deux tours, serait donc un désastre pour nous tous.

Ségolène Royal, qui, dans sa déclaration du 22 avril, a condamné les puissances de l’argent et la loi des marchés financiers, doit proposer une politique plus hardie et plus précise, qui fasse sauter le verrou du contrôle de l’oligarchie. Sans être aventuriste, cette politique doit avoir pour horizon un nouvel ordre économique et monétaire international, un nouveau Bretton Woods et un Pont terrestre eurasiatique « de l’Atlantique à la mer de Chine », vers l’Inde, la Russie et la Chine, une Europe réellement vouée à de grands projets, de grands travaux et des échanges culturels dignes de ce nom et une France, comme elle l’a dit, retrouvant l’élan social de l’après-guerre et en particulier du préambule de la Constitution de 1946. La barre doit être placée haut, car c’est à un retour du fascisme auquel nous devons faire face aujourd’hui, comme pendant la crise des années trente.

En négatif, Ségolène Royal doit organiser le combat contre Bush, Cheney et Blair et les intérêts qui les promeuvent, en prenant sérieusement contact avec ceux qui les combattent aux Etats-Unis.

En positif, elle doit proposer une politique de banque nationale et de crédit productif public pour financer les travaux et les projets nationaux et européens.

Il s’agit d’un changement profond, mais en période de crise, un éléphant qui extrapole mène au désastre. Il nous faut une femme libre, pour surmonter la crise du monde et de notre pays par des initiatives audacieuses rompant avec la règle du jeu, y compris de son propre parti. Si elle le fait, Ségolène Royal, avec son propre instinct et son mauvais caractère - qui est une qualité dans la tempête -, peut l’emporter.

Nous l’espérons. Quant aux électeurs de M. Bayrou, il serait immoral et ridicule que, d’abord attirés par la présence d’une « force nouvelle », ils se rallient ensuite piteusement au candidat de MM. Santini (l’homme des machines à voter douteuses), de Robien et Douste-Blazy. Et qu’ayant voté ou cru voter au premier tour contre une société bloquée, ils donnent leur voix au second tour à celui qui va davantage la verrouiller et l’asservir.

Ce n’est pas dans l’ignorance des dangers qui nous entourent mais en les défiant à leur juste mesure que nous trouverons notre salut. En rétablissant une société belle, non plus livrée à cette ridicule foire aux vanités qu’ont été les débats d’après les résultats du premier tour, mais trouvant des hommes et des femmes capables de dépasser l’éternel conflit entre le naturel et le rationnel, et de mettre leurs émotions les plus intimes et les plus intenses au service de la justice et de la raison.

Tel est l’enjeu du second tour, et c’est pourquoi nous devons écarter du pouvoir la déraison et l’injustice de Nicolas Sarkozy, ce qui est possible pourvu que nous préparions une réelle relève.

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« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

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L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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