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Comprendre l’esprit des BRICS

La rédaction
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Solidarité & Progrès rapporte régulièrement depuis quelques mois comment « l’esprit des BRICS » (groupement de pays composé du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et l’Afrique du Sud) est en train de changer le monde, en se propageant à un nombre grandissant de pays qui font partie pour la plupart de ce que l’on appelle les « pays émergents ».

Mais comment peut-on décrire ce qu’est « l’esprit des BRICS » ? C’est ce que nous allons tenter de faire, en nous appuyant sur les initiatives qui ont été lancées par les dirigeants de ces pays au cours de la période récente :

A. Le retour de la souveraineté

Après plusieurs siècles de colonialisme et d’ingérence de la part des pays européens, beaucoup de pays sont retombés, après avoir conquis leur indépendance, dans une relation de soumission vis-à-vis des grandes puissances étatiques occidentales, en particulier lorsqu’il s’agit de l’usage de la force militaire, ou bien des grands cartels privés, tant dans les domaines industriel, minier, agroalimentaire que financier.

La chute du Mur de Berlin en 1989 a conduit rapidement les néoconservateurs américains et britanniques à imposer au monde un système unipolaire et arrogant, ainsi qu’une politique économique néolibérale agressive servant les intérêts d’une poignée de grandes fortunes qui n’hésitent pas à s’attaquer à la souveraineté monétaire et économique des États.

Suite à l’adoption, par les États-Unis et autres pays occidentaux, de la doctrine d’« ingérence humanitaire » de l’ex-Premier ministre britannique Tony Blair, (exposée par Blair lui-même lors d’une conférence à Chicago en 1999), les tentatives réussies ou avortées de changements de régime se sont multipliées dans les pays africains, au Proche et au Moyen-Orient et en Amérique du Sud. Celles-ci ont été conduites, de même que d’autres tentatives d’intimidation, soit en violation directe du droit international, soit par des forces spéciales.

En voici quelques exemples : changement de régime par la force militaire en Afghanistan, en Irak et en Libye ; révolutions de couleur en Géorgie et en Ukraine, tentative de révolution de couleur au Venezuela ; financement officiellement reconnu par le Congrès américain de l’opposition au gouvernement iranien ; armement de forces rebelles et de djihadistes en Syrie et frappes militaires sur le territoire de ce pays ; assassinats ciblés par drones au Pakistan et au Yémen ; tentative de récupération de la contestation populaire en Egypte au profit des Frères musulmans ; démembrement du Soudan pour former le Sud-Soudan ; espionnage électronique et écoutes téléphoniques au plus haut niveau de l’État en Allemagne et au Brésil.

La Russie et la Chine, deux pays membres fondateur des BRICS, se sont d’abord organisés pour résister à ces formes d’ingérence avec la création de l’Organisation pour la coopération de Shanghai (OCS) en 2006, dotée non seulement d’un volet consacré à la coopération économique mais aussi à la sécurité mutuelle ; puis ils ont affirmé haut et fort leur volonté de respecter la souveraineté des autres pays avec lesquel ils sont amenés à collaborer. Ce principe est donc l’une des caractéristiques essentielles du paradigme proposé par les BRICS.

B. Le recours à la diplomatie plutôt qu’à la force militaire

Corollaire du premier point, l’esprit des BRICS consiste à privilégier, lorsqu’un conflit potentiel émerge entre deux ou plusieurs pays, la voie diplomatique plutôt que le recours à la force. Le meilleur exemple est le règlement par voie diplomatique des vieilles disputes frontalières entre la Russie et la Chine en 2004, et la volonté déclarée de l’Inde et de la Chine de résoudre leur différend frontalier de la même manière. Les efforts de l’Iran, au lendemain de l’élection du Président Hassan Rohani en juin 2013, pour arriver à un règlement négocié de la question nucléaire, dans le respect de sa souveraineté et de son droit au progrès scientifique et technologique, sont une bonne illustration de ce principe. Même chose pour la crise ukrainienne, où la Russie, l’OSCE et des pays comme l’Autriche et la Suisse s’efforcent de créer les conditions d’un retour à la paix et au respect des droits de tous les citoyens ukrainiens, quelle que soit leur particularité.

Les BRICS ont fait également tout ce qui est en leur pouvoir pour empêcher qu’une attaque occidentale sur la Syrie ait lieu et ne conduise le monde à la guerre mondiale, et demandé que les problèmes de terrorisme soient traités à la racine, en s’attaquant aux sources de financement plus ou moins occulte de la part des monarchies du Golfe et en créant les conditions d’un développement économique des régions les plus exposées au recrutement et aux activités des terroristes.

C. L’accès au savoir scientifique et l’optimisme technologique

Corollaire du premier point en particulier, l’esprit des BRICS implique la défense du droit de tous les pays au savoir scientifique et aux technologies les plus avancées, car il s’agit là de l’un des principaux ingrédients de la souveraineté. Ceci signifie qu’il faut mettre fin aux diverses pratiques d’apartheid scientifique et technologique sous des prétextes 1) de sécurité : les allégations d’« usage dual » des technologies souvent avancées par les pays occidentaux, la peur sans cesse agitée de la « prolifération nucléaire » ; 2) de relativisme culturel : l’exigence que les technologies soient appropriées à la culture de tel ou tel pays, telle que définie par les sociologues occidentaux, ou des réflexions du type : « les pays pauvres devraient plutôt se concentrer à nourrir leur population plutôt que d’aller dans l’espace » ; ou 3) de protection environnementale : déni du droit à l’énergie en raison du « réchauffement climatique », obstruction à la construction de tel barrage ou de telle digue pour sauvegarder une espèce animale exotique, etc.

Ici encore, les BRICS ont décidé de mettre fin à ce paradigme datant des années 1970 et de préparer l’humanité à faire face aux défis de demain : utilisation des technologies spatiales pour prévoir les tremblements de terre, recherche sur la fusion nucléaire et exploitation éventuelle de l’hélium-3 sur la Lune, usage du dessalement de l’eau de mer par le nucléaire pour irriguer les déserts, coopération technique et scientifique internationale pour détecter et neutraliser les astéroïdes potentiellement menaçants, etc.

L’une des meilleures illustrations de ce rejet de l’apartheid technologique par les pays en voie de développement est donnée par un discours du Vice-président bolivien en août dernier, au sujet de l’énergie nucléaire. Intervenant dans le cadre du VIIe congrès international sur le pétrole et le gaz à Santa Cruz, en Bolivie, Garcia Linera a déclaré :

« L’usage et l’acquisition du savoir en matière d’énergie atomique est l’une de nos obligations en tant que société et en tant qu’État. (…) Au cours des années à venir, nous allons mettre en œuvre un programme pour l’énergie nucléaire, (...) qui permettra à la Bolivie de comprendre et d’utiliser ce feu du XXIe siècle : l’énergie atomique. L’énergie nucléaire est le feu des XXe et XXIe siècles. C’est le feu, utilisé par nos ancêtres il y a 20 000 ans, qui leur a permis de philosopher, de faire de la science et de la technique, de se cultiver, et de faire de l’agriculture. Aujourd’hui, une société qui est respectée – et nous nous respectons nous-mêmes – ne peut rester à la périphérie, et nous n’allons pas rester à la périphérie. (…) Peu importe le temps qu’il faudra. Nous allons le faire, car nous sommes convaincus que c’est comme cela qu’il faut réunir les conditions pour le développement technologique de la Bolivie pour les 400 ou 500 prochaines années. »

D. Investissement public à long terme et rejet de la spéculation financière

Ce point recoupe plusieurs des points cités précédemment. Les gouvernements des BRICS ont œuvré sans relâche pour se défendre contre les attaques des spéculateurs et des fonds vautours, comme on l’a vu récemment dans le cas de l’Argentine, et pour créer les conditions d’une stabilité financière favorisant l’investissement public à long terme dans les grands projets d’infrastructure.

La défense de la souveraineté nationale passe ainsi par des mesures communes contre les attaques des spéculateurs, le rejet des conditionnalités du FMI (imposant à chaque fois l’austérité, la déréglementation financière, le libre-échange et l’investissement privé dans l’exploitation des matières premières, l’éducation et la santé) ou des exigences de la Banque mondiale (qui ne prête qu’en fonction de critères environnementaux et/ou de « technologies appropriées »).

C’est dans ce contexte qu’ont été établis cet été une Banque asiatique d’investissement dans l’infrastructure, une Nouvelle banque de développement, un fonds de réserves en devises et des accords d’échanges croisés pour la défense des pays participants contre les attaques des spéculateurs (BRICS Contingent Reserve Arrangement, CRA).

Sur le plan de l’infrastructure, indépendamment du fait que les pays occidentaux rechignent à dégager les ressources financières nécessaires à l’investissement à long terme, ceux-ci reprochent maintenant à la Chine d’avoir financé plusieurs grands projets en Afrique, sous prétexte qu’ils ne répondent pas aux « normes environnementales internationalement établies ».

A part l’éloge constante faite au « micro-crédit » et à l’investissement privé, les pays occidentaux insistent par ailleurs pour que tout investissement soit immédiatement rentable, afin de satisfaire l’appétit insatiable des grandes fortunes qui contrôlent le système financier mondial.

La multiplication des projets d’infrastructure les plus novateurs, comme les chemins de fer à grande vitesse et à lévitation magnétique en Chine, et bientôt en Russie, en Inde et même sur la côte est africaine, ainsi que la construction de nouveaux canaux transocéaniques en Egypte et au Nicaragua, sont des exemples appropriés de la dynamique amorcée par les BRICS. La volonté de la Bolivie d’aller de l’avant avec l’énergie nucléaire, tout comme l’Egypte, ainsi que les récents succès de l’Argentine dans ce domaine, sont également révélateurs. De même pour les initiatives chinoise en matière d’exploration spatiale, ainsi que celles de l’Inde et de l’Argentine, pour n’en nommer que quelques unes.

E. Rejet du libre-échange absolu et droit à la souveraineté alimentaire

Autre caractéristique essentielle de l’esprit des BRICS : le refus du libre-échange en tant que dogme absolu. Loin de rejeter les échanges commerciaux et de prôner le repli national, les BRICS insistent pour que les critères utilisés pour négocier un accord commercial ne soient pas limités à la rentabilité et à la libre-concurrence, mais qu’ils prennent en compte l’utilité des produits échangés entre deux pays, l’équité des termes d’échange, le droit de l’Etat d’encourager le développement des domaines répondant à sa stratégie d’industrialisation et à sa sécurité alimentaire.

C’est dans cet esprit que l’Inde a annoncé le 24 juillet dernier sa décision de ne pas signer le protocole commercial souhaité par les instances de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), qui se serait arrogée le droit d’imposer des limites aux subsides accordés par les Etats aux agriculteurs, ainsi qu’aux achats de nourriture pour la constitution de réserves. L’Inde maintient, comme beaucoup de pays pauvres, un important programme de subventions à l’agriculture, en particulier des stocks physiques de céréales (riz, blé, etc.) pour subvenir aux besoins des centaines de millions de ses citoyens les plus démunis.

F. Respect mutuel et regard vers l’avenir 

Dans son discours lors de la session finale du sixième sommet des BRICS au Brésil le 15 juillet, le Premier ministre indien Narendra Modi a expliqué que pour la première fois les BRICS « rassemblent un groupe de pays en fonction de leur ’’potentiel futur’’ » et non pas « sur la base de leur prospérité [ou puissance] actuelle ou selon les idéologies qu’ils partagent ». C’est ce qui fait que « l’idée même des BRICS est tournée vers l’avenir », et qu’ils entendent enfin répondre aux aspirations et aux besoins de tous les pays en voie de développement. Ainsi, l’idée de respect mutuel implique l’inclusion de tous les pays, indépendamment de leur niveau de puissance ou de la nature de leurs institutions. D’où le terme « inclusif » qui revient souvent dans les communiqués publiés par les dirigeants des BRICS.

Un dernier trait caractéristique est celui de la préoccupation pour l’avenir, un sujet qui recoupe l’éducation des populations les plus démunies, et ce au plus haut niveau d’exigence. Cette thématique recoupe celle du respect mutuel car il s’agit de reconnaître le potentiel présent en chaque être humain, indépendamment de sa condition présente, et de faire le nécessaire pour qu’il soit développé. C’est ce qu’ont récemment souligné les Président et Vice-président boliviens, Evo Morales et Alvaro Garcia Linera, qui ont insisté sur l’éducation scientifique pour « l’industrialisation et la construction d’une patrie grande et forte », autrement dit indépendante.

Cette préoccupation a été reconnue et favorablement accueillie par l’UNESCO dans un communiqué consacré à l’éducation dans les pays des BRICS, publié en septembre 2014. Cette préoccupation est appelée « à changer le monde », en raison de l’adoption d’une stratégie commune et novatrice pour le développement de leur système d’éducation. Tous les pays des BRICS, poursuit le communiqué de l’UNESCO, « sont désormais en mesure d’inscrire TOUS leurs enfants à l’école », indépendamment de leur niveau social ou de leur sexe, une « chose qui aurait été considérée comme impossible il y a dix ans ». Pour ce qui concerne l’éducation supérieure, près de la moitié de l’accroissement des inscriptions en 2012 et 2013 dans le monde ont eu lieu en Chine et en Inde. Les membres des BRICS sont en train de mettre en place un réseau d’universités conjointes dans les domaines scientifiques et technologiques.

Mettre fin au pessimisme en Occident

La description succincte que nous venons de faire de ce nouvel état d’esprit nous permet malgré tout de prendre conscience, par contraste, du conditionnement auquel nous avons été soumis, nous Occidentaux, depuis plusieurs décennies ; et de comprendre les raisons du pessimisme et même du dégoût que nous ressentons lorsque nous essayons de nous intéresser au processus de décision politique, tant aux niveaux national qu’international.

Quoi qu’en disent les médias occidentaux, la dynamique des BRICS est bel et bien lancée et se propage au monde entier. Il ne nous reste plus maintenant qu’à s’imbiber de l’état d’esprit qui l’anime, à en comprendre la genèse et les aspirations et à l’introduire chez nous, ici même en Occident.

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

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projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

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