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Didier Schmitt : l’Espace, allons-y dès maintenant !

La rédaction
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Voici un résumé du discours de Didier Schmitt, un expert européen du domaine spatial, lors de la Conférence internationale de l’Institut Schiller des 24 et 25 novembre dernier, en Allemagne.

Pour la vidéo et la transcription complète de son discours, cliquez ICI.

Résumé

Didier Schmitt a rappelé d’emblée que depuis le début de l’humanité, « exploration » et nature humaine ne font qu’un. « On a exploré les profondeurs des océans, escaladé toutes les montagnes, on a fait des expéditions vers le Pôle nord et l’Antarctique. Nous devons aller dans l’espace » , a-t-il lancé.

« Le sujet de l’exploration est l’adaptation et la survie » . Certes, l’homme a parfois exploré son univers dans une quête de pouvoir, de richesse ou de prestige, comme ce fut le cas pour la « course à l’espace » engagée par les Américains et les Russes dans les années 1960. On a oublié à quel point les Russes, avant de se faire dépasser par les Etats-Unis, avaient une énorme avance. « Les Russes furent les premiers à lancer un satellite artificiel, à mettre un animal, puis un homme, et ensuite la première femme en orbite. Ils ont lancé la première station spatiale. Ils ont toujours été les premiers. Ils ont eu le premier atterrisseur sur la Lune, etc. La raison en était simple. Quand ils ont développé les missiles intercontinentaux (militaires), ils n’avaient pas mis au point la miniaturisation des têtes nucléaires. (…) Automatiquement, ils étaient obligés de développer un lanceur tout aussi énorme, capable d’être lancé de n’importe quel endroit et dans toutes les conditions climatiques imaginables, en Sibérie ou ailleurs. Ils avaient donc un lanceur très fiable. La seule chose qui leur restait à faire, c’était de remplacer l’ogive par un satellite ou une capsule avec des hommes. »

A la même époque, les Etats-Unis avaient les Minuteman. « Ces fusées étaient équipées de petites ogives. Ainsi, lorsqu’il s’agissait de concurrence pour mettre des choses en orbite, et non de simples capacités balistiques, les Américains n’y arrivaient pas. Ils ont dû concevoir une fusée complètement nouvelle afin de battre les Russes par la suite. (…) Ce n’est que par malchance du côté russe qu’ils n’ont pas été les premiers à poser le pied sur la Lune. (…) Les Russes ont ensuite arrêté tout le programme et ils ont classifié l’opération afin de montrer qu’ils n’avaient jamais échoué ! »

Enfin, pour battre les Russes, Kennedy a réveillé les Etats-Unis et le monde. « L’idée est alors venue de mettre un homme sur la Lune, et vous connaissez la suite de l’histoire. 2% du PIB des Etats-Unis et 300 000 personnes ont mis le premier homme sur la Lune ».

La Chine

« (…) La Chine est le facteur le plus important largement sous-estimé (…) Il s’agit d’un programme entièrement militaire. Le nom du premier tyconaute, comme ils appellent leurs astronautes, n’a été connu qu’à son retour du premier vol. On voit à quel point tout se fait dans le plus grand secret. Ceux qui suivent l’entraînement passent des années dans un lieu secret et restent anonymes. Les Chinois ont déjà fait pas mal de vols, et l’année dernière ils ont fait voler la première femme dans l’espace. Cette année, ils ont fait leur premier amarrage et maintenant ils communiquent un peu plus. Ils ont annoncé il y a deux ans qu’ils mettraient leur propre station spatiale en orbite vers 2020, c’est-à-dire demain. Ils ont annoncé l’année dernière qu’ils avaient pour objectif de poser un Chinois sur la Lune. On ne sait pas s’il s’agit d’une simple visite, comme les Etats-Unis, ou s’il s’agit de faire plus. Et ils ont annoncé cette année que leur but ultime, c’est une mission vers Mars. Il est clair qu’ils montent en capacité. Les Chinois ne parlent de leurs projets qu’après les avoir réalisés. Ce n’est pas ce qu’on a l’habitude de faire ici. Ils ne disent pas "on va faire" mais "on a fait". Ils n’annoncent que ce qu’ils peuvent réellement faire, ce n’est pas du simple bluff. Politiquement, c’est très important parce qu’ils veulent vraiment montrer qu’ils ont la technologie, les tripes et qu’au moins régionalement, si ce n’est à l’échelle mondiale, ils représentent quelque chose d’équivalant aux Etats-Unis.

« Evidemment, les Etats-Unis se devaient de réagir. L’administration Obama a riposté en annulant le projet de l’administration Bush visant à établir une base permanente sur la Lune, ce qui, à mon avis, était assez étrange pour l’époque puisqu’on n’a pas besoin de retourner sur la Lune pour justifier des missions qui iront plus loin, notamment vers Mars. L’administration Obama prépare un plan pour "battre les Chinois". Si les Chinois se préparent à aller sur la Lune, il est évident que les Américains n’y retourneront pas, ils iront plus loin. »

L’Europe et ExoMars

Ce que fera l’Europe a été décidé avant-hier (21 novembre) à la conférence ministérielle de l’Agence spatiale européenne (ESA). « Il s’agit de financer les études et les systèmes de propulsion du prochain véhicule spatial (crew vehicule). C’est hautement stratégique. Si les Etats-Unis utilisent ce véhicule pour aller quelque part, que ce soit sur un astéroïde ou sur la Lune, ce sera avec des technologies européennes. »

(…) « Le programme ExoMars a été conçu en 2009. J’étais le premier scientifique à travailler dessus et développer le concept. Et ce concept était très simple. La plupart des programmes américains et russes s’intéressent à la géologie et à la géophysique. Notre idée était d’aller à ce qui est vraiment important : l’eau et la vie. Comment pouvons-nous détecter s’il y a de l’eau et de la vie sur Mars ? C’était un aspect. L’autre était de dire, si nous posons un rover sur Mars, peut-il mesurer les risques pour les humains qui s’y rendront dans quelques décennies ? La mission était donc double : identifier les risques pour les humains et trouver des traces de vie.

(…) A l’origine, on avait un accord avec la Nasa pour qu’elle nous fournisse les lanceurs. (…) Au printemps, la Nasa nous a fait savoir qu’elle ne pouvait plus le faire et qu’elle avait d’autres priorités. Ils nous ont complètement laissé tomber et nous ont obligés à repenser l’ensemble. Ce mardi, nous avons conclu un accord avec l’agence spatiale russe selon lequel ils fourniront les lanceurs pour les deux missions, celle de 2016 et celle de 2018. J’espère que tout fonctionnera. (…) Le défi financier n’est en réalité pas si énorme. Si vous le faites sous forme d’une coopération internationale, cela ne coûtera que le dixième de ce qu’a représenté la guerre d’Irak. Désolé de vous ramener aux discussions antérieures, mais j’aime bien vous faire penser les choses dans la réalité du contexte actuel. On pourrait faire de telles économies en ayant un objectif commun que le coût serait réellement dérisoire. (…) Les programmes européens d’exploration spatiale, tels que vous les avez vus, représentent annuellement moins d’un euro par Européen. (…) Où nous irons dans cinquante ans, personne ne le sait. La technologie est capable de grandes choses. Ce que je souhaite, c’est que l’exploration devienne un effort mondial pour la société, pour tout le monde et que nous ayons un but commun. On peut en discuter d’un point de vue philosophique, mais je vous ai montré que c’est faisable techniquement et financièrement. Seulement, quelqu’un doit avoir le courage de le faire. »

Retour au programme de la conférence

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Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

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a vu juste sur...

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S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

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Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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