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Un élu de Détroit : nous avons vite besoin d’un nouveau Roosevelt

La rédaction

Dans le cadre de la plus grande faillite de l’histoire des Etats-Unis, celle de Détroit, le président du Conseil scolaire de la ville, LaMar Lemmons, également un ancien parlementaire du Michigan de 1999 à 2007, était l’invité de Matthew Ogden pour une interview avec LaRouchePAC.com. Nous résumons ici ses propos.

J’aimerais tout d’abord dire que je suis très favorable à une administration semblable à celle du président Franklin D. Roosevelt et que j’avais en effet espéré que Barack Obama serait un nouveau FDR, non pas une réplique de l’administration de Bill Clinton, ce qu’elle est malheureusement devenue à mon avis. Il est impératif que Glass-Steagall soit ré-instauré, et je pensais que le président comprenait cela. J’ai également pensé que le président mettrait en œuvre une grande politique de la ville, comme celle de Roosevelt au cours des années 30, qui aiderait à stimuler l’économie. Détroit a été en dépression depuis des décennies maintenant. Les banques ont pillé la ville et nous sommes aujourd’hui la capitale du monde entier pour le nombre de maisons et de propriétés abandonnées.

Le chômage réel atteint dans la ville de Détroit les 50 %, le crime est partout, les conditions sont intolérables. L’éclairage public est éteint à travers une grande partie de la ville, et l’index de la misère y est probablement plus élevé que partout ailleurs dans le pays, et même dans le monde entier.

L’Etat fasciste dont vous avez parlé est déjà en place, ici à Détroit. Nous n’avons plus de démocratie. Nous votons pour un maire qui n’a pas de pouvoir. Nous votons pour un Conseil municipal qui n’a aucun pouvoir, et il en est de même pour le Conseil scolaire (ces derniers sont élus aux Etats-Unis).

Nous avons été mis de côté, au nom de l’urgence financière, mais avons réalisé qu’une fois arrivés les dictateurs, ils ne veulent plus partir. Nous avons eu, pour quatre ans et demi de suite, un gestionnaire financier, qui a pillé le patrimoine de nos écoles, les a vendues, et a accru massivement le nombre d’écoles privées (touchant tout de même des subventions publiques). Le nombres d’élèves est passé de 200 000 à 50 000 dans les écoles publiques, tandis qu’il atteint les 70 000 dans les écoles privées aujourd’hui. Ils ont fermé littéralement 200 écoles publiques au cours des quelques dernières années, et entassé les élèves au nombre de 40, 50 et 60 par classe. Ils ont mis des professeurs inexpérimentés qui ne comprennent pas les enfants des villes, ou même n’importe quel enfant. Mais ils coûtent moins cher que les enseignants traditionnels.

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Evolution des salaires pour certaines professions aux Etats-Unis, sur une période de 20 ans

Les banquiers profitent de la situation. Les cabinets d’avocats également, qui facturent la ville 1000 dollars de l’heure pour leurs services. Ils empochent des millions de dollars rien qu’en frais légaux, aux dépens d’une ville plongée dans la misère, et n’hésitent pas en revanche à menacer les employés municipaux à la retraite.

La ville de Détroit est située au centre d’une région métropolitaine de 4 millions d’habitants. Les gens ont quitté la ville pour les banlieues, mais maintenant que la ville elle-même s’effondre, le tourbillon va entraîner tout le sud-est de l’Etat du Michigan, et même l’Etat dans sa totalité, créant un environnement où la philosophie des pouvoirs d’urgence peut être imposée à l’échelle de tout l’Etat, remplaçant ainsi le gouverneur.

Nous sommes inquiets, ici à Détroit, de la perte de nos droits démocratiques.

Lyndon LaRouche avait prévu l’actuelle crise économique en 2005 [1] et si nous ne prenons pas au sérieux ses avertissements nous connaîtrons des temps extrêmement difficiles.

Il est prouvé que l’austérité ne fonctionne pas, car elle ne fait qu’engendrer plus de contraction. Nous devons construire des infrastructures, pour remplacer celles que nous avons actuellement, qui sont archaïques, et nous tourner vers le 21ème siècle, et même nous préparer pour le 22ème.

Nous devons étendre et développer l’infrastructure et créer de l’emploi, et par conséquent accroître le niveau de vie de tous les Américains.

LaMar Lemmons en campagne avec le LaRouche PAC au Congrès

Intervention de LaMar Lemmons aux côtés des militants du LaRouchePAC à Washington DC le 25 juillet, pour forcer le Congrès à adopter le nouveau Glass-Steagall Act. « C’est Wall Street qu’il faut mettre en faillite, pas Détroit ! »


[1LaRouche et Lemmons avaient à l’époque présenté aux pouvoirs publics, avec le soutien de nombreuses organisations syndicales et associations, un ambitieux programme de reconversion des usines du secteur automobile en unités consacrées au rééquipement du pays en infrastructures.

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  • petite souris • 27/07/2013 - 18:59

    Silence dans les médias audio !
    c’est les vacances ................

    Répondre à ce message

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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