Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

19 novembre - Pourquoi S&P soutient les infirmières et infirmiers Lire 18 novembre - S&P sur le terrain :
l’hebdo du 19 novembre Lire
16 novembre - Jacques Cheminade soutient les gilets jaunes (vidéo) Lire
AccueilOrientation stratégique

La troisième Guerre mondiale commencera-t-elle au Moyen-Orient ?

L’Allemagne a besoin de progrès économique, pas d’exporter des armes

17 novembre 2012 – Même si c’est un truisme bien connu, il faut le souligner à nouveau : l’Allemagne n’est pas un Etat souverain ! Ce qui serait, en « temps normal », une condition injuste et exaspérante, devient insupportable à une époque où nous sommes confrontés à une menace existentielle, alors que la camisole de force européenne et de l’OTAN nous force à nous engager dans des conflits fondamentalement opposés aux intérêts de l’Allemagne et à son existence. Les manifestations massives du 14 novembre dans 23 pays européens ont montré que l’UE est au bout du rouleau. Regardons maintenant la situation au Moyen-Orient : un pas de plus, et nous nous retrouverons au milieu d’une troisième Guerre mondiale.

L’Allemagne a eu raison de rester à l’écart de la guerre d’Irak, une guerre fondée sur les mensonges de Tony Blair, et le ministre allemand des Affaires extérieures Westerwelle a pris la bonne décision en refusant d’envoyer des troupes allemandes participer à une « intervention humanitaire » en Libye, qui s’est transformée en guerre d’agression, conduisant à l’assassinat d’un président qui, en tant que prisonnier de guerre, était protégé par la Convention de Genève.

Le baril de poudre moyen-oriental

Cependant, l’Allemagne se trouve soumise à de fortes pressions pour participer à de nouvelles interventions, comme au Mali et en Syrie ; ceci serait une pure folie, étant donné la faillite lamentable de la politique de changement de régime menée en Irak, en Afghanistan, en Libye et maintenant en Syrie, où les « rebelles » sont en grande partie des militants d’al Qaïda, des salafistes ou des mercenaires. En réponse à l’annonce faite par la France de son intention d’armer les « rebelles », le ministère russe des Affaires étrangères a averti que tout pays armant ces prétendus rebelles violerait carrément les principes de bases du droit international. Or il ne s’agit pas seulement d’une violation du droit international, il n’est pas non plus très intelligent d’armer des gens qui se retournent contre leurs « bienfaiteurs » pour les massacrer, comme nous le voyons aujourd’hui en Afghanistan.

La tension monte au Moyen-Orient entre le Hamas et Israël, après l’assassinat ciblé du chef militaire du Hamas, Ahmed Jabari, ainsi que la menace proférée par le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman de tuer, si nécessaire, le Premier ministre de Gaza Ismail Haniyeh au début d’une nouvelle guerre. Israël entend mobiliser 75 000 réservistes, tandis qu’une offensive terrestre est en préparation.

Les attaques à la roquette sur Tel Aviv et Jérusalem nous font penser aux paroles de la chancelière Merkel, qui étaient aussi sincères que fausses, à savoir que la sécurité d’Israël fait partie intégrante de la « raison d’état » de l’Allemagne. Le journal Neue Westfälische de Bielefeld a commenté : « Comme si la situation n’était pas suffisamment dangereuse, nous approchons également du point où l’Iran aura supposément suffisamment de plutonium de qualité militaire. Ceci pose le danger d’une attaque israélienne sur l’Iran. A supposer que, par quelque miracle, [Israël] aura les armes pour ce faire. L’affrontement ne sera plus alors confiné au Moyen-Orient. »

Madame Merkel et Lady Ashton ont blâmé le Hamas pour l’escalade actuelle, ignorant de toute évidence le verrouillage presque complet de la bande de Gaza par Israël, qui rend l’endroit presque invivable. Par ailleurs, le quotidien russe Rossiyskaya Gazeta s’interrogeait le 16 novembre sur les motivations du gouvernement Netanyahou pour son escalade contre le Hamas : « Les événements prennent une certaine logique, si l’on considère qu’Israël est en train de détruire les armes palestiniennes que le Hamas pourrait tirer sur Tel Aviv dans le cas d’une attaque israélienne contre l’Iran. En d’autres termes, l’opération actuelle peut s’avérer rien de moins qu’une tentative de la part d’Israël de priver Téhéran de ses derniers atouts. »

Vu que l’Estimation nationale du renseignement américain (NIE), fondée sur l’évaluation de 16 agences de renseignement américaines, a conclu que l’Iran n’a pas repris son programme d’armement abandonné en 2003, le gouvernement allemand devrait clairement prendre position, car soit les services secrets américains ont menti, soit c’est Netanyahou qui a menti en déclarant il y a deux mois que l’Iran aurait l’arme nucléaire dans six mois (plus que quatre maintenant) ! Et si Israël est en train d’envisager une attaque préventive contre l’Iran, alors l’Allemagne doit faire tout ce qui est en son pouvoir pour s’assurer que cela n’arrivera pas.

Lorsque Obama affirme, en parlant de l’Iran, que « toutes les options sont sur la table », ceci n’exclut pas bien sûr une attaque nucléaire préventive. Et tous les experts du Moyen-Orient sont d’accord pour dire que cela signifierait une troisième Guerre mondiale, thermonucléaire, contre la Russie et la Chine. Il est d’autant plus outrageant, dans ces conditions, de voir que l’appel lancé au début de l’année par le dirigeant de la Conférence de Munich sur la sécurité, Wolfgang Ischinger, appelant à un débat public sur la politique allemande à l’égard du conflit israélo-iranien, n’a toujours pas été entendu.

En ce moment même dans les cercles gouvernementaux, militaires et de réflexion proches des gouvernements, on est convaincu que l’Allemagne n’agira jamais hors de l’OTAN et de l’UE en situation d’urgence, même si une telle situation a déjà existé dans le passé. S’ils persistent dans leur aveuglement, alors le désastre – l’extinction de l’espèce humaine dans une guerre thermonucléaire – est programmée.

Dans cette situation extrêmement tendue, le déploiement prévu de 170 soldats allemands dans une mission de l’OTAN à la frontière turco-syrienne, ainsi que la relocalisation de missiles de défense anti-aérienne Patriot à cet endroit, sont des pas supplémentaires dans la mauvaise direction : le moindre petit prétexte suffirait pour que la Turquie invoque l’article 5 du Traité atlantique [1], et après ? La raison pour laquelle Madame Merkel persisterait à présenter l’exportation d’armes vers des pays comme l’Arabie saoudite, le Qatar et Israël, ainsi qu’une participation allemande à une opération militaire au Mali, comme « moyens permettant de garantir la paix », dépasse l’imagination la plus fébrile.

Qui viole les droits de l’homme ?

Vu la situation globale, la détérioration significative des relations germano-russes, à laquelle ont contribué les activités d’Andreas Schockenhoff [2] et la résolution anti-russe au Bundestag, est plutôt inquiétante.

En fait, si l’on considère la situation des droits de l’homme et le déficit de démocratie au sein de l’UE elle-même, il est difficile de comprendre comment Madame Merkel et ces parlementaires peuvent justifier leurs prétentions. Le député à la Douma, Andrei Pushkov, a lancé une contre-attaque, suggérant que le gouvernement allemand établisse une commission des droits de l’homme pour enquêter sur les violations en Grèce.

Il en faudrait tout autant pour le Portugal, l’Espagne et l’Italie – pour commencer. Car plusieurs millions de personnes ont participé à une grève générale et à des actions de soutien le 14 novembre dans 23 pays européens, contre les politiques d’austérité de l’UE, qui deviennent de plus en plus insupportables, violent les véritables droits humains et sont même responsables de mort. 9 millions d’Espagnols sont descendus dans la rue, et une répression policière brutale, à coups de matraque, gaz lacrymogènes et balles de caoutchouc, a amené le journaliste de Die Welt Henryk Broder à se demander si le général Franco n’était pas ressuscité. En France, il y a eu des manifestations dans 130 villes ; en Belgique, des œufs et des pétards ont été jetés sur l’ambassade portugaise, et des manifestations ont eu lieu dans 40 villes ; en Italie, trois membres du gouvernement Monti en visite en Sardaigne, ont dû être évacués par hélicoptère face à des travailleurs en colère.

A Thessalonique, en Grèce, l’ambassadeur allemand Wolfgang Hoelscher-Obermaier et le secrétaire d’Etat parlementaire au ministère fédéral du Travail et des Affaires sociales, Hans-Joachim Fuchtel, ont essuyé des jets de bouteilles d’eau et de gobelets de café en plastique. L’hiver est souvent très froid en Allemagne, mais chaque mois, l’électricité est coupée à 30 000 familles parce qu’elles ne peuvent pas payer leur facture. En Grèce et en Italie, les personnes âgées se voient refuser des médicaments essentiels à leur survie, comme ceux utilisés dans le traitement du cancer du sein. Le taux de suicide a dramatiquement augmenté en Grèce, au Portugal et en Italie ; en Espagne, les suicides sont devenus tellement fréquents à cause des expulsions de logement que le gouvernement a été forcé de les suspendre pour les gens les plus pauvres, car la rage explosait dans les rues.

Le conseiller à l’ONU Jean Ziegler fait remarquer, dans une entrevue avec Junge Welt des 17 et 18 novembre, intitulée « Pour les gens du sud, la troisième Guerre mondiale a déjà commencé », que s’il a fallu au fascisme allemand six ans pour tuer 56 millions de personnes, le néolibéralisme le fait en un peu plus d’un an. Il y décrit les effets de la politique agricole commune de l’UE : « Ce que les commissaires de Bruxelles font est profondément malhonnête. Leur politique de dumping engendre la famine en Afrique – et si les réfugiés de la faim désirent fuir vers l’Europe, ils sont brutalement rejetés à la mer par la force militaire, et des milliers se noient chaque année. »

Henryk Broder a raison lorsqu’il écrit dans Die Welt que le 14 novembre marque le début de la fin pour l’Union européenne. La seule chose que les gouvernements puissent faire est de reconnaître que l’expérience de l’euro a failli, ce que, malheureusement, ils ont du mal à faire. Il reste donc à appliquer les véritables solutions qui existent : l’adoption immédiate d’un système bancaire à deux vitesses, comme le fit Franklin Roosevelt avec Glass-Steagall, la reprise en main par l’Etat allemand de sa souveraineté monétaire (un nouveau Deutschemark), une politique économique basée sur des taux de change fixes, un nouveau système de crédit pour reconstruire l’économie réelle, surtout dans les pays du sud de l’Europe et autour de la Méditerranée.

En France, le ressentiment s’accroît dans les cercles militaires contre la politique coloniale du gouvernement Hollande au profit de l’Empire anglo-américain ; il existe également une tendance croissante à revenir à la politique de retrait de l’OTAN de Charles de Gaulle. Même si cela semble impensable pour certains en Allemagne, il faut un débat public pour déterminer s’il convient ou non de continuer à appliquer les politiques suicidaires de l’OTAN et de l’UE.

Nous devrions nous souvenir de notre serment sacré de 1945 : plus jamais de guerre !


[1Une interprétation extensive de l’article 5 signifie que si un membre de l’OTAN subit une attaque militaire, tous les autres membres doivent se considérer comme également victimes et assister leur allié.

[2Andreas Schockenhoff est l’envoyé spécial de la chancelière Merkel pour les relations russo-germaniques non gouvernementales. Il est connu pour ses attaques contre le Président russe Poutine sur les questions de « société civile ». La résolution du Bundestag, adoptée le 9 novembre à l’initiative de Schockenhoff, exprime « une inquiétude montante » à propos des violations des libertés civiles depuis le retour de Poutine à la Présidence.

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

  • bovis • 26/11/2012 - 23:53

    pauvre fous une guerre atomique il ne restera que les cafards sur la planete

    Répondre à ce message

  • Laurent • 23/11/2012 - 02:51

    Beethoven , un pont céleste eurarabosiatique :
    http://videos.arte.tv/fr/videos/beethoven-pour-tous--7067752.html

    Répondre à ce message

  • AYIN BEOTHY • 21/11/2012 - 22:19

    Il y a des choses tout à fait intéressantes dans votre article, mais il y a aussi :
    "Madame Merkel et Lady Ashton ont blâmé le Hamas pour l’escalade actuelle, ignorant de toute évidence le verrouillage presque complet de la bande de Gaza par Israël, qui rend l’endroit presque invivable."
    Il y a une frontière entre Gaza et l’Egypte, où il n’y a aucun contrôle israélien. Depuis que Sharon a évacué Gaza sans contrepartie en 2005, le Hamas a pris le pouvoir à Gaza en tuant ses rivaux de l’AP, et s’est mis à envoyer des roquettes sur la population israélienne de manière ordinaire. Ce sont l’Egypte et le Hamas qui verrouillent de concert la population gazaouie. Israël se contente de bloquer les armes et de sauvegarder le pays. Le Hamas a au moins cette qualité de ne rien dissimuler de son projet : l’élimination d’Israël et de tous les Juifs. Il le clame à tous vents, (alors que l’AP est spécialiste du double-langage, mais il faut parler arabe pour l’entendre). La plupart des Européens se bouchent les oreilles et se voilent la face pour éviter cette évidence. Je suis désolée de constater que vous en faites partie. Un petit effort sur Youtube, et vous verrez des photos du Gaza réel : bourré d’immeubles haut de gamme et de boutiques idem, juste à côté des camps construits par l’Unrwa, où les "réfugiés" sur 4 ou 5 générations sont des otages. Lisez Sybille Ottenstein, lisez Simon Deng. Je vous adresse leurs articles.

    Répondre à ce message

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Vous souhaitez aider ? Adhérer, faire un virement mensuel, participer à un stand militant ? Prenez contact avec nous.

La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

En savoir plus

Tony Blair et George Bush rattrapés par leurs mensonges sur l’Irak

5 septembre 2012
Actualité
Tony Blair et George Bush rattrapés par leurs mensonges sur l’Irak

La guerre de Troie et la maladie de l’oligarchisme

5 novembre 2012
Orientation stratégique
La guerre de Troie et la maladie de l’oligarchisme

Brève histoire de la naissance et déchéance de l’euro

7 août 2012
Politique
Brève histoire de la naissance et déchéance de l’euro

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard