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La valeur de l’argent

Il est bien connu que l’argent n’a pas d’odeur. Mais sauriez-vous expliquer, à vos enfants par exemple, ou bien à vos amis, pourquoi l’argent n’a pas de valeur ? Non ? Pas de panique, nous allons vous apporter ici quelques éléments de réponse.

Il faut d’abord savoir que l’argent neuf est émis exclusivement, depuis les lois du 3 janvier 1973 et du 4 août 1993, par les banques privées, lorsqu’elles accordent des prêts à leur clients. Ainsi, lorsqu’un prêt est accordé, l’argent nouvellement créé  [1] est déposé sur le compte du client emprunteur, en attendant qu’il en dispose selon ses besoins.

Qui dit « prêt » cependant, dit également « garantie ». Pour un prêt immobilier à un particulier par exemple, sa maison ou son appartement servira de garantie jusqu’à ce qu’il ait remboursé la totalité de son prêt. Pour une entreprise, la banque exigera également des gages (caution d’un tiers, outillage, équipement, véhicules de l’entreprise, etc.).

Ainsi l’argent qui vient d’être créé aura pour valeur, au minimum, celle des garanties qui ont été mises en gage pour l’obtention du prêt, que la banque pourra saisir et tenter de revendre en cas de non remboursement. Si, à l’échelle de tout un pays, la valeur de l’argent en circulation se situe dans la revente d’objets déjà utilisés ou provenant de la faillite d’entreprises, vous admettrez que ce n’est pas très rassurant !

Heureusement, il y a autre chose.

Un gage d’avenir

Etant donné que l’argent est émis sous forme de crédit, sa vraie valeur est l’avenir, pas le passé : c’est celle qui est associée à la mise en œuvre de processus entièrement nouveaux dans l’économie, tant dans l’extraction et le traitement des matières premières que dans la conception des outils et des produits. C’est la valeur associée aux gains de productivité qui en découlent.

Ces gains de productivité sont un phénomène bien réel, physique même, qui n’a rien à voir avec « l’offre et la demande ». Ils définissent ce que nous pourrions appeler « l’économie physique ».

Mais que se passe-t-il lorsque les banques préfèrent jouer en bourse (ou se prêter entre elles pour jouer en bourse) plutôt que de prêter à l’économie réelle ? Bonne question. Ici, nous avons affaire au problème du serpent qui se mord la queue. Les banquiers qui jouent en bourse ne veulent rien comprendre à l’économie réelle, et parce qu’ils n’y comprennent rien ils préfèrent continuer à jouer en bourse.

Comment peut-on évaluer l’impact réel, sur l’ensemble d’une économie, d’un prêt accordé à une entreprise pour l’acquisition d’une nouvelle machine, en dehors de son prix de revente en cas de non remboursement du prêt ? Voilà une question à laquelle votre banquier sera probablement incapable de répondre et qui l’intéressera certainement très peu.

Ajoutez à cela le problème d’une banque centrale qui met à la disposition des banques des liquidités non pas pour prêter en fonction de l’avenir, mais pour éponger les dettes de jeu passées. Comme exemple de création d’argent sans valeur, il est impossible d’imaginer pire.

Le crédit public

Il fut un temps où existait un système de crédit public, où une banque nationale pouvait créer de l’argent sous forme de prêts à l’Etat pour financer de grands projets d’infrastructure. Cela constituait, pour l’avenir d’une économie, une alternative en cas de défaillance des banques.

Aujourd’hui, suite à l’abrogation des lois autorisant ces prêts à l’Etat et régulant l’activité des banques privées, cette alternative n’existe plus. D’où l’importance (et l’urgence) de ré-instituer un système de crédit public. Mais un tel système n’est pas qu’une alternative à la défaillance des banques. L’enjeu est bien plus important. Il s’agit, pour revenir à notre concept d’économie physique, de créer les conditions pour les gains de productivité à venir, et ceci à l’échelle d’une société entière.

Il est vrai que le concept de « gain de productivité » a été bien galvaudé au cours des dernières décennies, par ceux-là mêmes qui ont détruit le système bancaire d’après-guerre. Ainsi, pour beaucoup d’entre vous, « gain de productivité » rime avec « esclavage ». Mais rassurez-vous, ce n’est pas ce dont nous parlons ici. Ce dont il s’agit, c’est de la construction d’une plate-forme d’infrastructures intégrant des percées technologiques révolutionnaires dans les transports, l’énergie, la santé, l’éducation, la recherche, intégrant l’avenir donc, des technologies entièrement nouvelles ou qui, pour nombre d’entre elles, attendent leur mise en application depuis trop longtemps.

Dans le cas de la recherche et de l’éducation, il s’agit même d’intégrer l’« avenir de l’avenir ». Il s’agit de découvertes et de technologies, ou de conditions culturelles et sociales qui n’existent pas encore et qui permettront d’accroître, à l’échelle d’une nation et même de toute la planète, la population totale ainsi que son niveau de vie. C’est exactement ce à quoi s’opposent les partisans de la dépopulation, ceux qui cherchent à honorer à tout prix la valeur factice de la montagne de paris financiers accumulés au cours des dernières décennies, quitte à réduire la population de notre planète à un ou deux milliards d’habitants.

Tout ceci n’enlève pas aux banques privées leur mission. Bien au contraire. Celles-ci doivent, dans les prêts ou les crédits qu’elles accordent au quotidien, transformer l’économie par le bas, introduire l’avenir dans tous les pores de la société. Quant à l’Etat, il doit la transformer par le haut, en s’occupant de « l’avenir de l’avenir ». Ce qui ne peut être accompli qu’avec l’aide du crédit public.

Pour approfondir : Le Glass-Steagall global et le précédent français (suite) :
Donner une mission à l’économie.


[1En théorie, il s’agit des 9/10 du prêt total consenti, le dernier dixième provenant des dépôts déjà présents à la banque.

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  • petite souris • 02/05/2013 - 01:26

    l’argent roi d’aujourd’hui a l’odeur de la mort
    mort des pays
    mort des peuples

    Répondre à ce message

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Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
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- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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