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AccueilPlusConférence internationale de l’Institut Schiller Flörsheim, Allemagne, 24-25 novembre 2012

Jacques Cheminade : La mission de l’Europe contre l’Empire britannique

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Extraits

« Bien entendu, on peut sauter sur sa chaise comme un cabri en disant l’Europe ! l’Europe ! l’Europe ! …mais cela n’aboutit à rien et cela ne signifie rien. » Ainsi parlait Charles de Gaulle le 14 décembre 1965, au grand dam des bien-pensants de son temps. Aujourd’hui, quarante-sept ans plus tard, l’Europe est devenue un repoussoir. Les Etats européens ont abdiqué leur souveraineté nationale au profit de deux entités politiques très étroitement liées. Il s’agit d’une part de ce que de Gaulle a constamment dénoncé sous le nom d’Empire anglo-américain ou britannique, un conglomérat d’intérêts financiers adossés aux réseaux de la City de Londres, et d’autre part de la médiation de cet Empire sur notre continent, cette « chose » que José Manuel Barroso, le président de la Commission de l’Union européenne (UE), appelle un « Empire non impérial ».

La collusion entre ces deux entités relève d’un pacte faustien féodal : l’Empire britannique dispose du pouvoir des finances, de l’argent, du renseignement et de l’idéologie, tandis que l’Union européenne se détruit chaque jour davantage au profit de cet Empire impérial, grâce à la servitude volontaire des peuples européens. Les Etats membres se cachent derrière ce à quoi ils ont eux-mêmes consenti.

Nous autres, citoyens de ces Etats, devenons ainsi des sujets asservis à nos habitudes. Car ce qui a été profondément blessé en nous-mêmes est la meilleure part de nos cultures communes, la croyance dans la continuité du progrès, qui est le sens même de l’existence humaine. Ce qui nous a été volé est la capacité de participer à ce processus et de le diriger, la langue d’une imagination créatrice dans les domaines artistiques et scientifiques. L’Europe est devenue un chaos absurde et sans principes de voix discordantes, sans aucun sens d’une communauté réelle de dessein, sans unité de référence. (…)

Notre mission est donc de sauver ce que signifie réellement la culture européenne. C’est-à-dire de nous délivrer de tout ce qui peut constituer une menace pour notre part d’humanité, et cela signifie non seulement l’Empire britannique en tant que tel, mais le principe même de l’Empire britannique qui infecte notre manière de penser ou, pour être plus précis, qui s’efforce de détruire notre capacité de penser de manière créatrice. En même temps, nous devons concevoir une œuvre politique qui ne soit pas définie par une déduction ou une extrapolation à partir d’où nous sommes, ce qui ne pourrait avoir que des conséquences désastreuses, mais qui donne un sens que des ordres d’existence humaine meilleurs et plus élevés peuvent être atteints. Nous devons, nous autres Européens, recouvrer nos souverainetés nationales et individuelles contre les Empires impériaux et non impériaux. Car une communauté de dessein ne peut être fondée à l’intérieur d’une cage politique mais doit unir, en combinant librement les divers aspects d’une même idée.

La manière la plus profonde de le dire est, je pense, que l’Europe doit être composée non comme une combinaison mathématique ou romantique de sons, comme une composition de Rameau, Strauss ou les pompes d’Elgar, mais comme une composition de Jean-Sébastien Bach, une harmonie polyphonique combinant différentes expositions d’une même idée directrice.

Nous devons d’abord empêcher l’Empire de nuire. C’est pour cela que le principe de la loi Glass-Steagall doit devenir l’arme de l’Europe à venir. Si ce principe n’est pas mis en œuvre, nous ne pourrons obtenir la clé permettant d’ouvrir la porte du futur. Il ne s’agit que d’une clé, mais sans elle, nous ne pourrons pas ouvrir la porte qui mène au jardin clos où se trouve le principe non encore découvert de notre futur européen, pour reprendre la métaphore de Nicolas de Cues. (…)

Une fois que nous aurons ainsi nettoyé ce qui doit l’être, nous devons construire notre avenir. Pour cela, nous devons comprendre le sens réel du mot « économie ». Ce n’est pas acheter bon marché et revendre plus cher des valeurs exprimées en monnaie, et faire la somme des valeurs ajoutées pour aboutir à un Produit intérieur brut. C’est la capacité de garantir la vie de plus d’êtres humains, avec plus d’emplois qualifiés, capables non de répéter des formules mais d’affronter l’inédit, de maîtriser des technologies de plus en plus avancées. L’idée de densité est ici fondamentale : la densité croissante du flux d’énergie permettant de produire davantage et mieux par être humain, par kilomètre carré et par matière apportée. C’est ce qui assure la survie à long terme de l’humanité, en nourrissant la capacité de l’esprit humain de génération en génération.

Le décollage vers ce futur sera possible en bâtissant une plateforme de développement mutuel, à partir de l’infrastructure physique (gestion de l’eau, énergie, transports à grande vitesse…) et humaine (éducation, santé publique, recherche et développement, innovation…) et de l’échange d’hommes, de biens, d’idées, en suivant des corridors de développement Est-Ouest et Nord-Sud. (…)

La réponse de nos ennemis face à cette exigence est de dire : « Soyons réalistes ; nous sommes en crise, il n’y a pas d’argent pour tous ces beaux projets. » C’est ici qu’intervient la notion de crédit. Les économies ne reposent pas sur la base de l’épargne ou de l’émission monétaire en soi ; elles sont bâties par le crédit en faveur d’investissements qui créent les moyens de rembourser les crédits ! Le crédit, comme le savaient très bien après la guerre les participants au Kreditanstalt für Wiederaufbau en Allemagne et au Commissariat général au Plan en France, ainsi qu’au Conseil national du Crédit, est un pari sur l’avenir. (…)

Or ce système de crédit productif public, alimenté par une Banque nationale, est incompatible avec le système de l’euro, qui est par nature un système monétariste au service de l’oligarchie. Il ne peut pas être modifié, il ne peut pas être réparé de l’intérieur parce que son objectif est d’abolir les souverainetés nationales et individuelles qui sont les responsables du futur. On ne peut maîtriser le futur avec des corps vidés de leur âme et de leur culture. La preuve que ceux qui aujourd’hui crient Europe ! Europe ! Europe ! ne croient pas à ce qu’ils disent, est qu’ils laissent s’effondrer le financement des bourses du système Erasmus d’échanges culturels entre jeunes Européens, après en avoir limité le montant à 200 euros (par mois et par étudiant) !

La mission de l’Europe est donc de combattre à la fois l’Empire britannique et son propre Empire non impérial, celui du système de l’euro, qui ferme les portes du futur et détruit la substance des Etats, comme en Grèce ou en Espagne. Pas pour nous enfermer dans des replis nationaux, mais pour amener au monde et à l’Europe ce qui nécessaire pour le futur. (…)

La politique spatiale est essentielle, car la nature du travail pour les programmes spatiaux est la forme la plus avancée de ce que le travail pour le futur de l’humanité devra devenir : un travail cognitif au seuil de nouvelles découvertes, pour affronter l’inconnu et traiter de problèmes qui jamais ne se sont posés auparavant. (…) Certes, il nous reste en Europe le programme ExoMars de l’Agence spatiale européenne. Cependant, il faut être bien conscient de deux choses. La première est qu’ExoMars est un projet qui ne fut pas conçu en fonction de l’existence de l’euro. La seconde est qu’avec le choix fait par l’Europe actuelle de l’austérité, avec le système de l’euro, il ne pourra pas être le premier pas mais un dernier sursaut. (…)

L’année 2013 sera consacrée aux célébrations du 50ème anniversaire du Traité de l’Elysée et a été qualifiée d’année de l’amitié franco-allemande. Puissent nos deux pays ne plus se déchirer au sein d’un système monétariste, mais redéfinir ensemble une Europe de l’avenir. Nous devons mobiliser pour la paix par le développement mutuel beaucoup, beaucoup plus qu’il n’a été mobilisé pour la guerre au cours du sinistre XXe siècle. Ce nouveau paradigme est notre tâche immédiate car il n’en est pas d’autre à la dimension de notre défi, excepté de n’avoir pas d’avenir. Commençons tout de suite, car attendre serait suicidaire.

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La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

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Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
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