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Les ravages de la drogue aux Etats-Unis

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Le milliardaire américain George Soros, grand mécène des organisations qui militent pour légaliser la drogue. Après avoir financé la candidature d’Obama, il « dope » celle d’Hillary Clinton.

L’absence de solution à la crise de 2008 et les politiques d’austérité adoptées depuis provoquent déprime et désespoir parmi nos concitoyens, qui fuient d’autant plus vers la drogue et autres paradis artificiels fournis par notre société du « divertissement ». Dérive ou évolution programmée ?

Par deux fois au cours de ces derniers mois, le quotidien américain New York Times a provoqué un choc en publiant des statistiques montrant une surmortalité aux Etats-Unis parmi les adultes, mais aussi chez les plus jeunes. Situation entièrement due à la crise économique, politique et morale que subit le pays, en particulier depuis les présidences Bush et Obama.

La première étude, publiée en novembre 2015, montrait une forte hausse de la mortalité parmi la population blanche âgée de 45 à 54 ans, et la moins éduquée (bac au maximum). Les données recueillies par le Centre de contrôle et de prévention des maladies (CDC) révèlent que ceci n’est pas le fait des grandes « tueuses » (maladies cardiovasculaires et diabète), mais des suicides et de maladies telles que la cirrhose du foie d’origine alcoolique, ainsi que des surdoses d’héroïne et d’opiacés pharmaceutiques. Entre 1999 et 2014, la mortalité dans ce groupe d’âge s’est accrue de 134 décès pour 100 000 personnes. En faisant le calcul, 500 000 personnes auraient eu une vie bien plus longue, si les conditions économiques et de santé publique de l’ère de Franklin Roosevelt étaient encore en vigueur.

Le New York Times a ensuite mené sa propre enquête, analysant les certificats de décès de près de 60 millions d’Américains, rassemblés par le CDC entre 1999 et 2014. Les résultats qu’il en a tirés, publiés le 20 janvier accompagnés de nombreux graphiques, sont encore plus accablants. Pas un seul coin des Etats-Unis n’est épargné par cette épidémie. Pire, ce sont les 25-34 ans qui trinquent : les morts par surdose de drogues y ont été multipliées par 500 %, passant de 6 pour 100 000 habitants à 30 durant cette période.

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L’explosion des décès par overdose de 2003 à 2014.

Pour le Dr Wilson Compton, de l’Institut national de lutte contre l’abus de drogues, ces chiffres sont « absolument choquants », notamment du fait que l’amélioration de la qualité des soins aurait dû se traduire au contraire par un allongement de l’espérance de vie.

Pour Mark Hayward, professeur à l’Université de Texas :

Beaucoup de gens n’atteignent jamais une situation de stabilité économique et vivent en dehors de toute relation familiale, au seuil de la pauvreté. Ils en viennent à prendre des drogues prescrites, telles que des opiacés, et de là passent à l’héroïne, souvent coupée avec, une variante très mortelle d’une drogue synthétique du nom de Fentanyl ».

A l’occasion des primaires du New Hampshire, l’envoyé spécial de l’Humanité a découvert avec horreur que dans ce petit Etat « plutôt prospère », au moins une personne meurt chaque jour par overdose, selon Tym Rourke de la New Hampshire Charitable Foundation. Et « cela frappe partout : dans les villes, les banlieues, à la campagne, les pauvres, les classes moyennes, les classes aisées ». La particularité de cette crise de l’héroïne est qu’« elle a été amorcée par la dépendance aux antalgiques. Les Etats-Unis représentent 80 % de la consommation mondiale d’OxyContin ».

Et en France ?

Si nous n’en sommes pas encore là, n’oublions pas ce dicton qui dit que « lorsque les Etats-Unis éternuent, le monde s’enrhume ».

Du point de vue de la désindustrialisation, la France est championne en Europe (à peine 12,4 % d’industrie dans le PIB en 2014, contre 38 % en 1974). En termes de chômage aussi : son chiffre réel, c’est-à-dire la somme des catégories A, B, C, D et E des inscrits au Pôle emploi, s’élève à 6,59 millions, départements d’outre-mer inclus.

Quant à la consommation de drogues, l’Observatoire français des drogues et des toxicomanies (OFDT) signale qu’après onze années de baisse, la consommation de cannabis a connu en 2015 une hausse « assez forte » : 47,8 % des jeunes de 17 ans déclarent avoir déjà consommé du cannabis. Ils étaient 41,5 % en 2011.

En cause, l’accessibilité du produit. Selon François Beck, directeur de l’OFDT, pour 50 % des lycéens :

C’est facile, voire très facile de se procurer du cannabis. Seuls 25 % disent que pour eux ce serait impossible.

Mais comme aux Etats-Unis, le contexte économique aggrave le phénomène :

Dans un contexte difficile pour la jeunesse, notamment la sortie de la crise, les incertitudes sur l’entrée dans le marché du travail, cela peut constituer des motifs qui poussent à consommer du cannabis.

La hausse de la consommation de drogues est encouragée par le laxisme qui a gagné les sphères dirigeantes, aux Etats-Unis comme en France. Aux Etats-Unis, vingt-trois Etats ont déjà légalisé l’usage « thérapeutique » du cannabis, et deux autres, le Colorado et Washington, son usage récréatif. La politique du « laisser faire » d’Obama a sans doute à voir avec le fait que le spéculateur hors pair George Soros, l’un de ses principaux soutiens financiers, mène la bataille en faveur de la légalisation de toutes les drogues.

Légalisation

Quant à la France, la sénatrice Esther Benbassa (Europe Écologie – Les Verts) du Val-de-Marne avait déposé en janvier 2014 une proposition de loi visant à légaliser la consommation de cannabis à usage récréatif, et à confier le contrôle sur la production et la vente à l’État. La proposition fut rejetée.

Plus récemment, en novembre 2015, le député PS, Bruno Leroux, un proche du garde des Sceaux d’aujourd’hui Jean-Jacques Urvoas, avait proposé d’ouvrir le débat sur la légalisation de la marijuana.

Soucieux de ne pas mettre la majorité en difficulté, Leroux annonçait vouloir attendre janvier 2016 pour réunir un petit groupe d’élus de terrain, de gauche comme de droite, et préparer des propositions. Un projet sur lequel il planchait avec l’ex-ministre de l’Intérieur Daniel Vaillant, partisan de longue date d’une « légalisation contrôlée ».

L’idée : installer des filières de production de cannabis vendu, aux majeurs seulement, dans des établissements sous licence. « Il faut enlever l’os à ronger pour les trafiquants », expliquait Vaillant il y a peu sur Public Sénat. A l’époque, la garde des Sceaux, Christiane Taubira (PRG), tout comme le nouveau ministre Jean-Michel Baylet (PRG) aujourd’hui, soutenait cette approche.

Pour ce qui est de Solidarité & Progrès, tout au long de son existence, notre mouvement a mené une campagne énergique contre toute forme de légalisation, concentrant son attaque non sur les consommateurs en tant que tels, mais sur ceux qui organisent la production et le trafic.

Et surtout, contre certaines des principales banques occidentales – HSBC, Wachovia et quelques autres – qui financent l’ensemble de ce business.

Pour situer cette bataille au niveau historique : lire notre dossier Crise, drogue, culture trash : une arme contre nos républiques.

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  • Grégoire • 25/02/2016 - 10:25

    Jespère sincèrement que notre pays ne tombera pas dans les mêmes statistiques des les états unis

    Répondre à ce message

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
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La politique de en vidéo

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Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

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La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

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