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RDC et Afrique du Sud se donnent la main pour réaliser le plus grand projet hydroélectrique de tous les temps

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22 octobre 2014 : ratification, par un vote à l’unanimité du Sénat congolais,
du projet de loi autorisant le Traité relatif au projet hydroélectrique Grand Inga, signé à Kinshasa le 29 octobre 2013 entre la RDC et la République d’Afrique du Sud.
Crédit : http://www.digitalcongo.net/article/103420

Dans son message adressé à la conférence organisée le 17 janvier 2015 par l’Institut Schiller à New York, en l’honneur de Martin Luther King et d’Alexander Hamilton, l’ambassadeur d’Afrique du Sud aux Nations unies, Kingsley Mamabolo, a souligné l’importance de l’accord entre l’Afrique du Sud et la République démocratique du Congo (RDC) pour la construction d’une série de barrages hydroélectriques sur le fleuve Congo.

Signé en octobre 2013 par les présidents Jacob Zuma et Joseph Kabila, cet accord a été entériné le 21 août 2014 par le gouvernement sud africain, et doit être bientôt ratifié par le Parlement. Le Parlement congolais l’a pour sa part ratifié le 22 octobre dernier.

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Le barrage de grand Inga sur le fleuve Congo fournira plusieurs pays africains en énergie.
Crédit : geodutienne.blogspot.fr

Une fois toutes les phases complétées, le projet Grand Inga sera le plus grand site de production d’électricité du monde, avec une puissance installée de 44 000 MW (deux fois celle du Barrage des Trois gorges en Chine), soit l’équivalent de 40 centrales nucléaires !

Le secret d’un tel potentiel réside dans le fait que le fleuve Congo a le deuxième plus grand débit du monde après l’Amazone, en Amérique du Sud. Son potentiel hydroélectrique total est de 100 000 MW, plus du tiers de tout le potentiel hydroélectrique du continent africain. Mais la majeure partie est concentrée dans le segment des rapides d’Inga qui présentent, en même temps que leur fort débit, un dénivelé de 96 mètres sur une distance de 16 kilomètres seulement.

La puissance installée totale de la RDC est actuellement de quelque 2500 MW mais en raison du mauvais état des installations, la production effective est inférieure à la moitié de son potentiel. Seul 9 % de la population congolaise a aujourd’hui accès à l’électricité.

Cette électricité provient essentiellement des deux barrages construits sur le fleuve en 1972 et 1982, Inga I et II. D’une puissance installée de 351 MW et 1424 MW respectivement, les deux centrales sont en cours de réhabilitation.

Le grand espoir pour le développement du pays réside toutefois dans la construction des 7 phases successives constituant le projet Grand Inga.

Avec le traité signé le 29 octobre 2014 à Kinshasa, l’Afrique du Sud s’engage à acheter 2500 MW des 4800 MW que produira la première phase, baptisée Inga 3 pour faire suite aux barrages existants. 1500 MW iront aux compagnies minières évoluant dans la province du Katanga, et les 1000 restants seront disponibles pour la population. Bien qu’elle ne soit pas en mesure de financer la construction du projet lui-même (le coût de la première phase est estimé à quelque 12 milliards de dollars), sa décision de s’engager à acheter, par voie de traité, une quantité fixe d’électricité (et de construire à ses frais la ligne de transport à haute tension) a permis d’assurer la viabilité du projet ; et ce alors que de nombreux investisseurs internationaux se sont montrés jusqu’ici réticents, en raison de l’instabilité politique de la RDC au cours des dernières décennies.

La RDC doit choisir dans les prochains mois le consortium qui construira Inga 3, ainsi que les conditions de son financement et de son exploitation, probablement sous forme de concession. Des consortium chinois, coréo-canadien et espagnol sont sur les rangs. Pour l’ensemble des sept phases, la RDC et l’Afrique du Sud détiendront entre 10 et 15 % des actions de la société de développement du site.

Le site AllAfrica.com rapporte que l’ambassadeur d’Afrique du Sud en RDC, Ntshikiwane Mashimbye, a répondu aux inquiétudes sur l’instabilité de la RDC en expliquant que « les conflits ne s’arrêteront jamais jusqu’à ce que nous ayons l’énergie requise et que nous industrialisions le continent ». Quant à la ministre-adjointe pour l’Energie, Thembisile Majola, elle a déclaré que l’Afrique du Sud reste optimiste et poursuit ses efforts, notamment par la présence de ses soldats en RDC, pour éliminer les tensions politiques, car « nous savons que le jour où le géant s’éveillera, tout le continent s’éveillera aussi ». Le ministre responsable de la Planification, de la surveillance et de l’évaluation, Jeff Radebe, a déclaré de son côté que le « projet est susceptible d’assurer le développement rapide des pays du sud du continent africain, de stimuler la croissance économique et faciliter le développement de l’infrastructure » :

Ceci est l’un des projets les plus ambitieux jamais entrepris sur le continent africain, qui restera pour longtemps le symbole de la montée en puissance de l’Afrique et de ses peuples.

Une fois amorcée la première phase du Grand Inga, l’Afrique du Sud parie sur la dynamique de développement pour hausser le niveau de vie du peuple congolais, phase par phase. Ici encore, la logique gagnant-gagnant des BRICS est à l’œuvre.

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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