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Les réfugiés : une arme de déstabilisation de masse

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Non, Le camp des Saints de Jean Raspail (1973) (cf la revue de presse ci-dessous) n’est pas un livre « visionnaire », comme le prétend Marine Le Pen, qui en recommande la lecture.

Au travers du récit-fiction du périple puis du débarquement d’un million de migrants sur la côte d’Azur, Jean Raspail développe dans son livre la thèse xénophobe de l’immigration non contrôlée en France. Il n’est pas étonnant qu’aujourd’hui avec l’actualité des réfugiés en Europe, certains comme Marine Le Pen trouvent prétexte pour enfoncer le clou. Tout cela étant évidement malhonnête, car ni Raspail à l’époque, et ni aujourd’hui Marine et Cie, ne traitent, sans hypocrisie, l’enjeu réel et bien plus dangereux du retour de la féodalité financière qui veut ramener notre système social et du travail « à la française », presque deux siècles en arrière. C’est pourquoi pour faire accepter cette régression à la population, on utilise les recettes de l’extrême droite pour lui saper le moral et détruire l’optimisme qui est propre à une société de progrès.

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Le président chinois au siège de la Ligue Arabe au Caire le 21 janvier 2016. Pour stabiliser la région, il propose une offre de coopération gagnant-gagnant au monde arabe.

Avec le recul, il est ironique de constater que quarante ans plus tard, l’Inde, qui dans la fiction de Raspail était le point de départ d’une énorme vague de migration déferlant sur la France, fait aujourd’hui partie des nations qui rejettent la soumission à la logique du système, et qui ont créé une alliance, le groupe des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du sud), pour devenir le moteur d’une nouvelle dynamique économique mondiale en créant des conditions politiques et culturelles nouvelles.

Finalement, la seule morale que l’on puisse tirer de ce roman, est que la solution du retranchement dans sa tour d’ivoire ne marche pas ! C’est d’ailleurs à l’opposé de l’esprit des BRICS, avec leur programme d’intégration économique, et leur vision de la culture universelle, riche par sa multiplicité.

Dans une situation européenne déjà explosive par un chaos économique et social sans précédent, les mesures absurdes et inhumaines de nos pays et de l’UE vis-à-vis des populations de réfugiés qui fuient les régions-mêmes que nos politiques étrangères (guerre de Libye 2011, notre soutien aux groupes islamistes dans le conflit Syrien et à leurs alliés, etc.) ont dévastées, ne peuvent qu’empirer la situation des réfugiés et des citoyens européens.

Pour sortir de cette logique du chaos et de la destruction mutuelle, il faut, comme l’expliquait le premier ministre indien Narendra Modi dans son discours au sommet des BRICS à Fortaleza en 2014, considérer les nations et les peuples :

En fonction de leur ’’potentiel futur’’, et non pas, sur la base de leur prospérité [ou puissance] actuelle ou selon les idéologies qu’ils partagent, et se tourner vers l’avenir .

En effet, si nous ne changeons pas l’orientation de notre politique, vers une mondialisation qui intègre au lieu d’exclure, nous risquons comme par le passé, de trouver le fascisme.


Le camp des malsains

Revue de presse du livre Le Camp des Saints de Jean Raspail, édition de janvier 2011 chez Robert Laffont.

Il s’agit de la nouvelle édition du livre Le Camp des Saints précédé de Big Other préface de l’auteur. Dans ce roman parut la première fois en 1973, l’auteur soulève le problème de l’immigration non contrôlée en France, cheval de bataille des nouvelles campagnes populistes et d’extrême-droite, face à la désintégration non contrôlée du système financier.

Son titre Le Camp des Saints, est tiré du XXe chant de l’Apocalypse :

Le temps des mille ans s’achève. Voilà que sortent les nations qui sont aux quatre coins de la terre et qui égalent en nombre le sable de la mer. Elles partiront en expédition sur la surface de la terre, elles investiront le camp des saints et la ville bien-aimée.

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L’histoire raconte l’échouage, un matin de lundi de Pâques, d’une flotte composée d’une centaine de vieux paquebots, débarquant ainsi sur la côte d’Azur un peu moins d’un million de femmes, d’enfants et de vieillards, partis des Bouches du Gange, et après un voyage de quarante jours autour de l’Afrique. Poussée par la faim, cette armada de la dernière chance espère trouver en Occident le Paradis où coulent le lait et le miel des fontaines. C’est un coprophage allumé et son enfant-monstre totémique qui les soulevèrent, en invoquant le chant XX de l’Apocalypse, et les guidèrent dans ce périple.

Dans son roman, l’auteur décrit comment, pendant les quarante jours du voyage, s’organise la nation face à cet événement peu ordinaire. D’une part, il y a le Big Other « l’hydre des bons sentiments et des manipulations, la bouillie de l’humanitaire, se nourrissant de toutes les misères humaines » qui façonne l’opinion publique à préparer l’accueil humanitaire de la flotte. D’autre part, la politique du double-langage du gouvernement, l’un public et proclamé (accueillons et aidons cette misère), l’autre personnel et dissimulé (ils vont nous envahir, tirons dans le tas !). Et finalement la lâcheté de tous devant le fait accompli, mais fuyant devant l’Autre, par peur ou rejet du vivre ensemble. Seul un isolat de patriotes résistera jusqu’au bout les armes à la main, pour sauver de l’immersion la race du français de souche !

Dès les premières pages, le lecteur découvre l’expression abjecte d’une plume sans complexe, brutale et ordurière, qui le portera jusqu’au dégoût. L’ironie et le cynisme les plus crus donnent le ton à toute l’œuvre. Les principaux ingrédients de sa littérature nauséabonde sont la scatologie, le sexe et la violence sous toutes ses formes.

Voici des extraits ordinaires de sa prose, illustrant bien son esprit :

Espéraient donc des milliers de malheureux (des indiens pour l’adoption de leur enfant), entassés devant les grilles du consulat comme des fruits périssables à l’étalage d’un marchand véreux : les plus beaux devant, lustrés, appétissants ; tout de suite après, encore visible, le second choix, présentable pour qui n’y regarde pas de trop près ; et sous la mince couche apparente, les fruits tapés, gâtés, moisis dans leur face cachée ou rongés de l’intérieur par les vers. Au dernier rang de la foule, s’agitaient les porteuses de monstres invendables. Elles gémissaient plus fort que les autres parce que leur espérance n’avait pas de limite (...) Le tiers-monde dégouline et l’occident lui sert d’égout.

Mais qui est l’auteur de cette allégorie xénophobe et raciste ?

Jean Raspail est né en 1925 en Indre et Loire. Il fait ses études à Paris, où il sera l’élève de Marcel Jouhandeau (Le péril juif). Puis devenu explorateur, il parcoure les quatre coins du monde pour étudier les populations en voie de disparaître ou mortes. Il écrira par la suite de nombreux romans qui toucheront à cette question. Notons aussi qu’il est consul général de Patagonie, et royaliste.

Dans Big Other (la préface), l’auteur reprend les thèmes majeurs de sa fiction pour les revisiter dans le contexte politique des quarante dernières années. Il s’agit de l’incompétence et de l’hypocrisie de la classe politique, de droite comme de gauche, qui a capitulé devant l’immigration extra-européenne de masse. Et en conséquence, de la menace de disparition du peuple, et de la race française.

Voyons ce qu’il dit à ce sujet :

Il s’agit d’une submersion continue, sur des années, dont nous ne mesurerons la catastrophique plénitude, qu’au tournant des années 2045-2050, lorsque sera amorcé le basculement démographique final : en France, et chez nos proches voisins, dans les zones urbanisées où vivent les deux tiers de la population, 50% des habitants de moins de 55 ans seront d’origine extra-européenne Après quoi, ce pourcentage ne cessera plus de s’élever en contrecoup du poids des deux ou trois milliards d’individus, principalement d’Afrique et d’Asie, qui seront venus s’ajouter aux six milliards d’êtres humains que la terre compte aujourd’hui, et auxquels notre Europe d’origine ne pourra opposer que sa natalité croupion et son glorieux vieillissement.

Et plus loin :

C’est vrai que la France est le produit d’un superbe et bénéfique brassage, sur fond de sauce gallo-romaine, de Francs, de Burgondes, de Vikings, de Wisigoths, de Germains, puis d’Alsaciens, de Basques, de Catalans, de Juifs d’Alsace et de Lorraine et du Comtat-Venaissin, de Corses, de Flamands de Bretons, de Provençaux, d’Ecossais, de Savoyards, d’Occitans, enfin d’Italiens, d’Espagnols, de Polonais, de Portugais, mais c’était l’Europe qui s’était invitée chez elle. Rien que l’Europe. Les voilà, les Français de souche ! Depuis le temps que ça dure, cela fait énormément de monde, mais rien qui permette, dans tous les cas, sous le prétexte qu’ils sont divers, de les qualifier de métis et de justifier ainsi le vrai métissage, celui qui se définit en ces termes : croisement, mélange de races différentes.

Il conclue dans sa préface, qu’à moins d’une Reconquista à la française, l’espèce française disparaîtra !

Dans son approche, il part du constat, sans en rechercher les causes.

La véritable incompétence de nos politiques, tous bords confondus, trouve son origine dans leur soumission dès les années soixante dix aux féodalités de la finance, et d’en avoir accepté la logique de pillage, quitte à détruire leur propre nation. Ainsi ils ont programmé le démantèlement du socle de l’économie de production et de long terme, au profit des gains à court terme de la spéculation financière. Dans la même dynamique, celle de la mondialisation avec la dictature du libre-échange, ils ont participé à la destruction des économies naissantes des pays en voie de développement, et ont provoqué leur appauvrissement. Dans la vidéo De l’impuissance Mitterandôlatre, Jacques Cheminade rappelle certains éléments de cette politique en France (cf l’article du même titre dans le NS10). Il ne s’agit donc pas d’une capitulation de nos dirigeants face à l’immigration, mais plutôt de leur capitulation face au retour des féodalités financières.

La solution au problème de l’immigration que pose Raspail, ne réside ni dans la construction d’une illusoire tour d’ivoire qui nous protégerait de la misère du monde, ni dans le laisser-faire de l’immigration dans nos frontière et de l’économie libérale, mais plutôt dans la création de nouvelles conditions politiques et culturelles permettant la reconstruction économique de tous les pays.

L’autre aspect de son analyse, est la vision pessimiste et donc raciste de l’homme, et d’une culture fixe, comme ce que sont devenues celles des peuplades qu’il étudiait plus jeune.

Bien qu’il conçoit la France comme un brassage au cours des siècles des peuples européens, il a une vision de la culture française comme d’une accumulation de dix huit siècles de racines, de traditions, de valeurs, de souvenirs et de plaisirs. Cette conception de la culture est la cause de la destruction même de celle-ci, car en la réduisant à une collection de produits finis, elle perd sa capacité de garantir et réaliser le potentiel créateur et de transformation de la nature de chaque individu, nécessaire à sa propre existence.

C’est la culture de l’oligarchie pour assurer son contrôle sur les hommes, comme du bétail, et sur les matières premières, comme des ressources fixes et limitées, en détruisant cette compréhension de la vraie nature de l’homme et de l’univers, créateurs tous deux et sans limite absolue.

Publié en plusieurs langues, son roman a eu un écho particulier dans les milieux néo-conservateurs américains. En décembre 2006, James P. Pinkerton (chercheur à la néo-conservatrice New American Foundation) publia un article dans le The American Conservative intitulé Le camp des saints de Jean Raspail prémonitoire de la ’crise des banlieues’ – une appréciation conservatrice américaine, où il considère cette prémonition pas seulement pour la France, mais aussi pour l’Europe et les Etats-Unis. Samuel Huntington fut un de ses lecteurs outre-atlantique. A ce sujet Raspail estime que son roman contribua à l’imaginaire du Choc des civilisations de S. Huntington.

Face à l’impossible résurrection du cadavre du système monétaire et financier international, la stratégie de la politique du chaos et de déstabilisation des nations, tente d’empêcher le sursaut salvateur de ces dernières. En effet en s’alliant elles reprendraient en main les commandes et organiseraient la mise en faillite des avoirs toxiques et des acteurs nuisibles du système, tout en sauvant la partie productive et saine de leur économie. Un choc des civilisations sur fond de guerre de religions est l’arme historique et habituelle de l’empire pour se débarrasser des nations souveraines. Il est évident que dans ce contexte, la réédition de ce livre ne peut qu’alimenter les thèses islamophobes ou xénophobes qui font le lit de tous les partis de droite populistes émergeant ou ré-émergeant aujourd’hui en France, en Europe et aux Etats-Unis et qui participent, consciemment ou non, à cette stratégie (cf les articles La République survivra-t’elle à un nouveau fascisme universel ? et Droite populiste ? Reconduisons-la à la frontière !).

Alors mettons aujourd’hui tous nos efforts pour sortir de ce monde fini et sans espoir dans lequel l’empire veut nous maintenir, ce qui suppose en France de se débarrasser de la pire des traditions, celle du fascisme à la française dont s’inspire Raspail (cf le dossier Avec Jaurès, rallumons tous les soleils !).

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L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

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