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La Nouvelle route de la soie passe par New York et Copenhague

La rédaction
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Helga Zepp-LaRouche lors de son intervention à New-York.
Crédit : Schiller Institute

Depuis le début de l’année, nos alliés de l’Institut Schiller mobilisent les forces vives de part et d’autre de l’Atlantique pour rallier l’Occident à la dynamique gagnant-gagnant des BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud).

New-York

Près de deux cents personnes assistaient à la conférence de l’Institut Schiller à New York, le 28 mars dernier, sur le thème : « Nouvel âge de ténèbres ou nouvelle Renaissance ? Les BRICS, une option sûre pour éviter une troisième guerre mondiale. »

Ouvrant la conférence, Helga Zepp-LaRouche, présidente internationale de l’Institut Schiller et alliée politique de Jacques Cheminade en France, décrivit de façon dramatique mais entièrement factuelle, la menace de troisième guerre mondiale qui pèse aujourd’hui sur le monde en raison de la géopolitique occidentale en Ukraine.

A l’origine de cette menace, la dérive des États-Unis, à travers leur relation privilégiée avec l’Empire britannique, après la chute du mur de Berlin en 1989. A l’époque, se prenant pour les grands vainqueurs de la Guerre froide et sous l’influence des cercles néoconservateurs autour de Bush père et fils, les États-Unis se mirent à rêver d’un Empire mondial à une seule tête.

Selon leur doctrine, énoncée par le Projet pour un nouveau siècle américain (PNAC) créé en 1997 et reprise à son tour par Obama, aucune puissance ne doit se reconstituer dans les zones d’influence de l’ancienne URSS et en Asie de l’Est ou du Sud-ouest, susceptible de remettre en cause l’hégémonie des États-Unis.

Or, comme l’expliqua Mme LaRouche, la Russie s’est relevée de sa chute, la Chine est désormais la deuxième puissance économique du monde et les BRICS représentent, avec leurs alliés, plus de la moitié de la population mondiale. Il serait pourtant facile d’éviter une telle conflagration mondiale !

Il suffirait que les États-Unis rejettent les théories d’Empire que leur allié britannique leur souffle à l’oreille et rejoignent la dynamique de croissance économique et infrastructurelle, lancée par les BRICS à Fortaleza en juillet 2014.

Helga Zepp-LaRouche décrivit le basculement saisissant du monde vers cette perspective : la myriade d’accords économiques signés entre tous ces pays et surtout, la création d’institutions bancaires, comme la Banque asiatique d’investissement dans les infrastructures (BAII), la Nouvelle banque de développement (NBD) des BRICS, etc., pour financer ces projets vitaux.

Elle développa ensuite les bases philosophiques de leur approche westphalienne du monde, issue des conceptions de Nicolas de Cues à la Renaissance : des États-nations, tels des microcosmes, travaillant en harmonie dans ce macrocosme qu’est le monde – et les points communs de cette philosophie avec les idées confucéennes chinoises.

SON DISCOURS COMPLET (en anglais)

Deux messages importants furent reçus, émanant de la conférence annuelle du Forum mondial russe, organisée au Sénat américain le 26 mars pour célébrer le 70e anniversaire de la victoire dans la Deuxième guerre mondiale.

Le premier, adressé par Edward Lozansky, président de l’Université américaine à Moscou :

C’est la trente-cinquième fois que nous nous rencontrons au Sénat pour discuter des questions importantes concernant les relations États-Unis/Russie. Je pense que nous sommes à une époque très dangereuse. Je ne me souviens de rien de pire, même durant la Guerre froide. Il est donc temps pour tous ceux qui veulent éviter une catastrophe, d’agir. Ne restez pas passifs. Tâchez de faire quelque chose : une conférence, des éditoriaux, envoyez des lettres à vos congressistes... Car nous approchons d’un moment de non retour. (…) Rejoignez ce groupe !

L’autre d’Igor Okunev, de l’Institut public des relations internationales de Moscou (MGIMO) et vice-doyen de l’École des sciences politiques, pour qui il est préférable,

que dans l’arène internationale, on n’assiste pas à un monologue d’Etat ; mieux vaut un dialogue entre États, au cours duquel nous (…) trouverions des solutions acceptables par toutes les parties.

Accueillis par Dennis Speed, de l’Institut Schiller de New York, d’autres orateurs prirent ensuite pris la parole : James Chie Hsuing, professeur de politique et de droit international à l’Université de New York, le père Thémistocle Adamopoulos, missionnaire en Sierra Leone, le Dr Abdul Alim Muhammad, directeur du centre médical Abundant Life, et Megan Beets, de l’équipe scientifique de Lyndon LaRouche.

Copenhague

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A la conférence de l’institut Schiller de Copenhague : l’auteur danois Jens Jørgen Nielsen (à gauche) et Tom Gillesberg (Président de l’Institut Schiller au Danemark).
Crédit : Schiller Institute

« Guerre avec la Russie ou coopération avec les BRICS ? » Tel était le thème du séminaire organisé conjointement le 27 mars à Copenhague par l’Institut Schiller et la communauté russe danoise. Parmi les 85 participants, des représentants de six ambassades, dont plusieurs pays asiatiques, des sympathisants de l’Institut Schiller et des membres de la communauté russe.

Le premier orateur était le conférencier Jens Jørgen Nielsen, auteur du livre På egne præmisser – Putins nye Rusland (Selon ses propres prémisses – la Nouvelle Russie de Poutine). Pour cet ancien correspondant du journal danois Politiken, si le monde court aujourd’hui le risque d’un affrontement nucléaire, c’est essentiellement à cause des erreurs occidentales.

La première erreur, précise Jensen, fut la volonté occidentale d’élargir sans limite l’UE et l’OTAN vers l’Est et de mettre en place un système anti-missile dirigé contre la Russie. Autre cause de tension, Nielsen pointe du doigt le coup d’Etat à Kiev, largement téléguidé par les Occidentaux.

Il décrivit dans quel état de faillite se trouvait la Russie suite au pillage d’Eltsine, l’homme des Occidentaux. Ayant hérité de cette situation catastrophique, Poutine tente de redresser la barre. Son souhait est de faire à nouveau de la Russie une grande nation, coopérant avec les Etats-Unis, l’UE et l’OTAN, mais les Occidentaux lui rendent la tâche impossible, conclut Nielsen.

Tom Gillesberg, président de l’Institut Schiller au Danemark, évoqua à son tour l’occasion historique qu’offre l’interférence entre la dynamique des BRICS et la campagne de l’Institut Schiller pour que l’UE et les États-Unis abandonnent leurs visées géopolitiques afin de s’engager dans une politique de paix par le développement mutuel.

Les deux orateurs furent submergés de questions et de commentaires. Il faut dire que l’enjeu d’un conflit nucléaire avec la Russie s’était brutalement invité dans la vie politique danoise une semaine plus tôt, lorsque l’ambassadeur de Russie à Copenhague avait précisé à la presse que si le Danemark s’associait activement au bouclier anti-missile de l’OTAN, il devait prendre conscience que ses navires deviendraient instantanément des cibles potentielles pour les missiles nucléaires russes.

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La City et Wall-Street fomentent la guerre pour éviter la refonte des institutions financières. Il nous faut changer la donne afin d’empêcher que la situation dégénère en catastrophe nucléaire.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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