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Il faut sauver l’ONERA et ses souffleries !

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L’ONERA (l’Office national d’études aéronautique et recherches aérospatiales), avec ses 2000 chercheurs et collaborateurs, est une formidable fabrique de pépites...

Mais aussi incroyable que celui puisse paraître, personne, à part quelques initiés et spécialistes, ne le sait. Cet organisme de recherches civiles et militaires de très haut niveau, envié dans le monde entier, a progressivement disparu des radars des responsables politiques et des industriels...

Et pourtant, les programmes de recherches de l’ONERA ont, de tout temps, irrigué l’ensemble de l’industrie aéronautique et spatiale : avions civils, avions militaires, drones, hélicoptères, moteurs, missiles, y compris missiles balistiques...

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Nouvelle Solidarité N° 18/2013. S’abonner.

Dans le domaine spatial, l’ONERA travaille sur plusieurs projets d’avenir, notamment la propulsion électrique des satellites. Ils peuvent utiliser l’énergie solaire mais également la propulsion à tuyère magnétique que développe l’ONERA depuis les années 1990.

Son principe : accélérer un plasma (gaz ionisé) à l’aide d’un champ magnétique divergent et d’un champ électrique micro-onde. Les vitesses d’éjections atteintes sont de l’ordre de 20 km/s et il faut relativement peu de matière pour créer la poussée requise, ce qui diminue substantiellement le coût du lancement. Cette technologie de rupture a fait l’objet d’un brevet en 2011.

L’ONERA s’intéresse également à la propulsion hypersonique des avions et des missiles. Il s’agit en particulier de prévoir avec précision les performances aéropropulsives d’une formule évoluant à plusieurs fois la vitesse du son (1 Mach = 1200 km/h) pour les futurs missiles stratégiques et les lanceurs. Cela passe en particulier par la maîtrise de l’évacuation des gaz de combustion des superstatoréacteurs.

A la pointe de la recherche, l’ONERA détient le parc de souffleries le plus complet du monde avec 12 souffleries, dont trois de classe mondiale. La grande soufflerie S1 construit dès 1946 mais à ce jour toujours la plus puissante du monde, se trouve à Modane en Savoie.

A quoi servent les souffleries ?

Les souffleries sont des outils d’aide à la décision : on y teste plusieurs configurations d’aéronef ou de parties d’aéronef afin de déterminer la meilleure configuration pour l’objectif poursuivi.

Pour l’industrie de l’aéronautique civile, ces objectifs peuvent être :

  • optimiser la conception d’un avion pour minimiser la consommation de carburant. Avec pour conséquence un résultat sur l’environnement mais aussi sur le prix du billet. Ou la possibilité pour les avions d’affaires de franchir une distance plus importante en embarquant la même quantité de carburant ;
  • déterminer la réaction de l’avion aux commandes de pilotage, sur tout le domaine de vol, et même au-delà, notamment en configuration de décrochage. Un objectif qui vise le confort et la sécurité des passagers ;
  • explorer les phases particulières du décollage et de l’atterrissage durant lesquelles l’avion est soumis à des écoulements particuliers. Un objectif qui vise à réduire les nuisances sonores dans les aéroports urbanisés.

En associant différentes disciplines scientifiques au meilleur niveau, tel que le laser, l’infrarouge, les micro-technologies, la peinture sensible à la pression, la miniaturisation de l’électronique, la métrologie, les très grandes souffleries permettent de pratiquer une activité de compréhension des phénomènes physiques et de choix, de l’étape fondamentale jusqu’aux choix finaux, des meilleures géométries des futurs avions ou système d’armes pour arriver au meilleur produit qui battra la concurrence internationale.

La grande soufflerie de Modane

Capable d’atteindre la vitesse du son, longue de 400 mètres, d’un diamètre de 24 mètres, d’un débit d’air maximum de 10 tonnes d’air par seconde et d’une puissance de près de 90 MW fournie par l’énergie hydraulique (soit un millième de la puissance totale d’EDF installée en France), la soufflerie S1 de Modane est sans équivalent dans le monde.

Ses caractéristiques hors normes en font un moyen d’essai indispensable pour toutes les améliorations et/ou ruptures technologiques des futurs aéronefs (avions civils et militaires, drones de combat, lanceurs...). Elle a vu passer tous les grands programmes civils et militaires de l’aéronautique française comme le Concorde, le Falcon, l’A380, l’A350, ou encore le Mirage, le Rafale... et mondiale.

Si son présent et son passé sont glorieux, l’avenir de l’ONERA et de ses souffleries est menacé.

Coupes budgétaires

En premier lieu, l’ONERA, qui dépend du ministère de la Défense, a vu peu à peu son budget fondre comme neige au soleil. De 257 millions d’euros en 2010, il s’est effondré à 207 millions en 2014. Ce décrochage, s’il y a décrochage, ne se verra au mieux que dans 20 ans. Un temps beaucoup trop long pour un politique. Car les États, pourtant garant d’une visibilité à long terme, ont évolué, ils ont raccourci le temps. Trop pour la recherche.

L’État a sa part de responsabilité. La Direction générale de l’aviation civile (DGAC), qui elle-même a vu baisser son budget, a justifié la baisse de ses subventions en invoquant le danger d’une violation potentielle des « règles du commerce international » et du « droit de la concurrence » imposé par l’UE. Ainsi, sur la période 2010-2014, les subventions de la DGAC à l’ONERA sont passées de 124 millions à 96,4 millions d’euros. Comme résultat, l’État français lui consacre une des subventions les plus faibles par chercheur.

Modane s’enfonce inexorablement

Ensuite, faute de maintenance et d’investissement, la grande soufflerie S1 de Modane, qui date de 1946, s’enfonce inexorablement. Depuis juin 1995, les sols se sont effectivement affaissés de 45 millimètres, notamment avec deux accidents brutaux survenus en 2010 (affaissement d’une quinzaine de millimètres), puis à l’été 2015 (une quinzaine de millimètres également). « Il y a des infiltrations depuis des années et le sol est formé en partie de gypse qui se dissout. Ce qui a fragilisé les fondations », explique le maire de Modane. Le sous-sol serait dégradé sur une profondeur de cinquante mètres. Des fissures sont apparues dans la structure des souffleries. Encore quelques millimètres et ce fleuron de la recherche aéronautique française pourrait s’effondrer. La France, acteur majeur de l’aéronautique civile et militaire mondiale, pourrait alors être rétrogradée en deuxième division. Ce scénario est aujourd’hui loin d’être une fiction.

Mobilisation

Dans ce contexte, la députée de l’Indre Isabelle Bruneau (PS) vient de lancer un véritable SOS pour sauver cette pépite, qui est pourtant un objet de souveraineté nationale reconnu. « A plusieurs reprises l’attention de la tutelle (ministère de la Défense), et plus largement des services officiels et des industriels de la filière aéronautique, a été attirée par l’ONERA sur cette situation, sans grand écho jusqu’à présent », écrit-elle dans son rapport sur le projet de loi de finances pour 2016, consacré à l’environnement et la prospective de la politique de défense.

Pour sauver S1, Isabelle Bruneau rappelle que le montant de renforcement du sous-sol est estimé... à 20 millions d’euros avant une éventuelle catastrophe. 20 millions pour lancer des travaux dès le printemps 2016. C’est peu, très peu à l’échelle des travaux pharaoniques si le sous-sol s’affaissait à nouveau sous la soufflerie S1. Selon la députée PS de l’Indre, « l’affaissement du bâtiment impliquerait une remise en état estimée à 300 millions d’euros ; s’il venait à s’effondrer, sa valeur à reconstruction est estimée à 700 millions d’euros. Ces chiffres parlent d’eux-mêmes ».

Si l’on prend au sérieux notre secteur aérospatial et, plus généralement, l’avenir de nos moyens scientifiques, il faut dès aujourd’hui intervenir pour sauver la soufflerie S1. Attendre conduirait à un désastre.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

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Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

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Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

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Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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