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Baden-Baden, Copenhague, Francfort : l’Institut Schiller appelle l’Europe à rejoindre la dynamique des BRICS

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Helga Zepp-LaRouche, fondatrice et présidente de l’Institut Schiller.
Crédit : Institut Schiller

En moins d’une semaine, la fondatrice et présidente de l’Institut Schiller (notre partenaire au niveau international), s’est adressée à trois séminaires de haut niveau en Europe.

Présentant l’alternative à une crise financière qui menace de provoquer l’effondrement du système financier transatlantique, elle a dénoncé les politiques belliqueuses des principales puissances occidentales, qui portent en elles le germe d’une nouvelle guerre mondiale.

Les 24 et 25 avril, Madame LaRouche est intervenue au IVe forum économique et culturel « Dialogue Est-Ouest » à Baden-Baden, en Allemagne, organisation rassemblant les milieux de la coopération germano-russe.

Le 26 avril, elle a pris la parole dans une grande réunion organisée par l’Institut Confucius des relations économiques de Copenhague, avant de participer à un séminaire organisé le 28 avril à Francfort par l’Executive Intelligence Review, magazine fondé par son époux, l’économiste américain Lyndon LaRouche.

« L’alternative est la perspective proposée par les BRICS » (Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud), a-t-elle insisté au cours de ces réunions où des hauts représentants des BRICS et de leurs alliés ont aussi pris la parole.

A Copenhague, c’est M. Liu Biwei, ambassadeur de Chine au Danemark, qui a prononcé le discours d’ouverture. Le Pr Liu Chunrong, de l’Ecole des relations internationales et des affaires publiques de l’Université de Fudan, a ensuite présenté la politique de la Nouvelle route de la soie que la Chine appelle « Une ceinture, une route ».

A Francfort, Mme LaRouche a été rejointe par le Pr Shi Ze, de l’Institut chinois des relations internationales, l’ancien ambassadeur grec Leonidas Chrysanthopoulos, le directeur de l’Agence malaise de développement, S. Sundara Raja, et le consul général d’Ethiopie à Francfort.

Au Forum germano-russe

Devant les cercles de la coopération germano-russe à Baden-Baden, Mme LaRouche a incité les Européens à saisir l’opportunité de ce nouveau monde qui émerge autour des BRICS pour trouver une sortie productive à la crise. Beaucoup d’Américains partagent cette vision des choses, a-t-elle observé, tout en s’opposant à la géopolitique destructrice de l’administration Obama.

Au cours de la réunion, un message du ministre russe des Affaires étrangères russes, Sergueï Lavrov, a été lu. Alla G. Grasnova, présidente de l’Université des finances du gouvernement russe, a conclu ses remarques par un puissant appel au souvenir en ce 70e anniversaire de la victoire contre le nazisme, remerciant Mme Zepp-LaRouche pour ses propos très clairs, en tant qu’Allemande, sur les menaces qui pèsent aujourd’hui sur le monde, ainsi que pour son approche optimiste.

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Le professeur Shi Ze, lors du séminaire de l’Institut Schiller à Baden-Baden.
Crédit : Institut Schiller

Cette année, le forum économique et culturel « Est-Ouest » a élargi son centre d’intérêt du seul dialogue germano-russe à la perspective des BRICS. Le Pr Shi Ze, qui était intervenu à la conférence internationale de l’Institut Schiller à Francfort en 2014, a exposé la politique « gagnant-gagnant » de Nouvelle route de la soie adoptée par la Chine et son approche inclusive. Il aborda également la coopération énergétique entre la Chine et la Russie. Ses discours, prononcés dans un russe impeccable, ont été particulièrement bien reçus.

Les interventions de hauts responsables russes des ministères des Affaires étrangères et des Finances, ainsi que de représentants de la Douma, durant ces deux jours de conférences, ont permis aux participants allemands de se faire une idée beaucoup plus claire de la gravité de la situation en Ukraine et de ses répercussions plus vastes. Espérons qu’ils seront en mesure d’agir pour empêcher que le pire n’arrive…

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Klaus Mangold, consul honoraire de Russie à Stuttgart et ancien président du Comité des relations économiques est-européennes de l’industrie allemande.
Crédit : www.gov.ro

D’éminents représentants de la coopération économique germano-russe prirent à leur tour la parole, tel Klaus Mangold, consul honoraire de Russie à Stuttgart et ancien président du Comité des relations économiques est-européennes de l’industrie allemande. Dénonçant les sanctions et la fermeture de tous les canaux de discussion entre l’Europe et la Russie depuis le début de la crise ukrainienne, il a plaidé pour que le dialogue officiel entre l’Union européenne et l’Union économique eurasiatique soit engagé au plus vite, malgré l’opposition des États baltes et de la Pologne.

Intervenants allemands et russes ont tous décrit l’impact catastrophique des sanctions imposées à la Russie, les exportations allemandes ayant chuté de 35 % depuis leur mise en place.

Les intervenants russes ont exprimé le souhait que le processus des BRICS aboutisse à de nouvelles institutions financières, permettant à leur pays de développer ses infrastructures et ses petites et moyennes entreprises sur le modèle du Mittelstand allemand. Mais malgré une réelle volonté de stabiliser et d’étendre les relations avec l’Allemagne et d’autres pays européens, les orateurs sont bien conscients que les sanctions ne laissent à la Russie d’autre choix que de se tourner vers l’Eurasie.

Après deux jours de présentations, ponctués d’un concert donné par des musiciens russes de premier plan et des chœurs d’enfants, et beaucoup d’échanges, la conférence s’est conclue par une dernière table ronde sur « les investissements du futur » dans la culture, la médecine et l’éducation. Helga Zepp-LaRouche y a donné un discours inspirant, tourné vers l’avenir de l’espèce humaine dans le contexte du changement de paradigme en cours.

Répondant aux craintes exprimées par certains en Russie de voir la Chine devenir trop influente, étant donné son développement économique saisissant, Mme LaRouche a mis en valeur les contributions russes au concept du Pont terrestre eurasiatique, autre nom de la Nouvelle route de la soie promue par la Chine.

Le rôle de Lyndon LaRouche

En projetant une série de photos, elle a fait le tour des nombreuses conférences auxquelles elle et son mari Lyndon LaRouche avaient été invités à intervenir en Russie durant les dernières décennies, contribuant ainsi aux apports russes au projet du Pont terrestre eurasiatique, notamment au tunnel sous le détroit de Béring.

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Elle montra la carte du « Pont terrestre eurasiatique » publiée par l’Institut Schiller en 1991, conçu comme une stratégie de paix pour le XXIe siècle, avec la construction de corridors d’infrastructures reliant l’Europe à l’Asie. Ceci n’a, hélas, jamais pu se réaliser, car Margaret Thatcher et George Bush, qui voulaient utiliser la thérapie de choc pour faire de la Russie un exportateur de matières premières, ont tout fait pour l’empêcher.

« Mais Lyndon LaRouche et moi-même avons continué à défendre ces idées en Russie », a-t-elle souligné, citant ces quelques exemples : en 1995, dans un forum avec l’ancien Premier ministre soviétique Valentin Pavlov et les économistes Gennadi Osipov et Leonid Abalkin ; en 1997, lorsque l’académicien Alexander Miasnikov présenta un rapport sur le « Pont terrestre eurasiatique », alors que des économistes russes discutaient déjà de ce concept ; en 2001, lors d’une conférence en l’honneur de Pobisk Kouznetzov, basée sur les idées du bio-géochimiste Vladimir Vernadski pour guider l’ordre futur de l’Eurasie ; avec l’académicien Alexander Granberg, qui a mis au point le projet du tunnel sous le détroit de Béring, projet dont il s’était entretenu avec Lyndon LaRouche à Moscou même ; enfin, en soutenant le projet Umka, une ville en Arctique fonctionnant « sous cloche » pour résister au climat extrême de la Sibérie, pouvant aussi servir de modèle à des colonies sur la Lune et Mars.

Citant le Vice-premier ministre Dimitri Rogozine, pour qui les BRICS sont tous des pays aimant explorer l’espace, elle souligna que là était la voie permettant de résoudre les immenses défis que nous rencontrons sur Terre, tels que la sécheresse en Californie, entre autres. Elle encouragea tous les dirigeants mondiaux à mettre en valeur la créativité humaine, seule source permettant de transformer l’univers pour l’amener à un niveau supérieur, ce qui est, après tout, la destinée de l’humanité.

Plus que jamais, l’Europe doit renoncer au bellicisme géopolitique et s’engager avec les BRICS dans une politique de paix par le développement mutuel : signez l’appel de l’Institut Schiller

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Face au système translatlantique, les BRICS – Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud – ont décidé de poser les bases d’un autre monde : politique de développement économique mutuel, nouveau système monétaire international pour nourrir la croissance, économies physiques tirées par la recherche scientifique.

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Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

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en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
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