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Le système financier en alerte rouge

La rédaction

Lyndon LaRouche faisait remarquer le 8 mai que la dégradation de la dette de General Motors et de Ford (453 milliards de dollars) représente non seulement un « désastre national » pour les Etats-Unis, mais le détonateur potentiel de l’effondrement de tout le système monétaro-financier international. Deux jours plus tard, différents traders faisaient état de graves problèmes pour plusieurs hedge funds (Highbridge Capital aux Etats-Unis, GLG Partners à Londres, Asam Capital Management de Singapore et Sovereign Capital), agitant le spectre d’un nouveau LTCM, suite à la dégradation au niveau « poubelle » des obligations des deux constructeurs automobiles. Il n’en fallait pas plus pour infliger d’énormes pertes sur les marchés boursiers et obligataires. Des rumeurs sur l’imminence d’un nouveau LTCM, en référence au hedge fund géant qui fit faillite à l’automne 1998, amenant tout le système à deux doigts de l’abîme, circulaient abondamment sur les marchés. Dans la foulée, les actions des banques (JP Morgan, Citigroup, Goldman Sachs et Deutsche Bank) qui avaient participé à l’époque au plan de sauvetage in extremis de LTCM et qui détiennent des porte-feuilles de produits dérivés gigantesques, ont fait l’objet de ventes-paniques.

La dégradation sans précédent au niveau « poubelle » de près de 500 milliards de dollars de dettes d’entreprise, faisant doubler le volume total des « obligations pourries » d’entreprise aux Etats-Unis, a eu des conséquences dévastatrices pour différents paris sur produits dérivés. Les collateral debt obligations (CDOs) et autres dérivés de crédit ont été plus particulièrement frappés - et c’est justement là que les hedge funds ont fortement augmenté leur exposition dans la période récente. La CDO est une sorte de « pool » de différentes dettes, obligations, etc., venant de centaines de sociétés différentes, qui est vendue aux investisseurs. Les plus spéculatifs d’entre eux peuvent n’acheter que la tranche « equity » de la CDO, qui représente la partie la plus risquée de la dette. Cette tranche offre le plus fort taux de rémunération, mais en cas de défaut de paiement ou de dégradation de cette dette, le hedge fund devra verser, en liquide, des sommes importantes, pouvant facilement dépasser l’ensemble de son capital. Il peut alors tenter de s’en sortir en vendant ses avoirs en liquide. Ce genre de « ventes d’urgence » a été effectivement observé le 10 mai et dans les jours qui suivirent.

Plus grave que LTCM

Au cours d’une discution avec EIR, le 13 mai, un financier a confirmé la mise en garde de Lyndon LaRouche au sujet de la dégradation des actions de General Motors et de Ford Motors, qui ne représentent que le début d’une crise bien plus grave qui menace la bulle financière globale, et notamment celle des produits dérivés. Selon lui, le système financier se trouve devant une crise dépassant de plusieurs ordres de grandeur celle du LTCM. Au cours du week-end de Pentecôte, les Banques centrales, la Réserve fédérale et l’« équipe de protection contre les plongeons » du président Bush devaient lancer une « alerte rouge ». Ce financier avait été contacté suite à des rumeurs qui circulaient en Asie et en Europe, sur les difficultés d’un hedge fund britannique, Sovereign Capital, étroitement lié à Lazard Frères. Ces rumeurs concernant Sovereign Capital, très présent sur les marchés asiatiques, ont effectivement provoqué la panique parmi les banquiers asiatiques. Le PDG de ce fonds, John Nash, travaillait auparavant pour Lazard Frères.

Une autre source à Londres a confirmé, de son côté, que Sovereign Capital fait partie des hedge funds qui sont « sur le point de sauter ». La crise actuelle des produits dérivés de crédit rend l’Europe particulièrement vulnérable, puisque 50% des CDO sont libellées en euros (44% sont libellées en dollars, et le reste en différentes monnaies). Ce n’est d’ailleurs pas, dans la situation actuelle, la seule anomalie.

On constate, tout d’abord, un écart grandissant entre les notations concernant la solvabilité des entreprises et le cours de leurs actions. Le 5 mai, alors que Standard & Poor’s avait baissé la notation de GM et Ford, le cours boursier de GM a monté, suite à des informations indiquant que l’investisseur « requin », Kirk Kerkorian, allait racheter un grand nombre de ses actions. Ce genre de mouvement divergent crée un facteur déstabilisant supplémentaire dans une ambiance déjà extrêmement volatile.

Deuxièmement, le cours du dollar a augmenté par rapport à l’euro, atteignant sa plus haute valeur depuis six mois. On l’explique par le fait que les hedge funds se débarrassaient de leurs devises étrangères, se procurant ainsi des liquidités pour faire face aux pertes sur produits dérivés. Notre source a parlé de « ventes d’urgence » des avoirs non libellés en dollars. Ceci est complètement irrationnel et ne tient pas compte de la réalité de la chute du système dollar.

Troisièmement, les hedge funds et les banques nient, bien sûr, toutes les rumeurs de krach au niveau des produits dérivés. En effet, toute institution qui l’admettrait, sans s’être prémunie au préalable d’un plan de renflouement, serait aussitôt condamnée. Ces affirmations de solvabilité tout à fait invraisemblables constituent une autre source d’instabilité.

Il ne fait aucun doute, pour ce financier londonien, que la Réserve fédérale et d’autres banques centrales déversent, discrètement, des liquidités dans le système. On ne saura cependant rien officiellement tant que ces banques n’auront pas publié leur rapport sur la masse monétaire, c’est-à-dire d’ici plusieurs semaines. Globalement, ce point de crise est atteint parce que les banques centrales ont surestimé leur capacité à maintenir sous contrôle les produits dérivés de crédit - une grosse erreur de calcul.

Face aux crises de GM et des hedge funds, Lyndon LaRouche appelle à mettre en place de « nouveaux mécanismes gouvernementaux » car « les mécanismes publics existants sont inadéquats à traiter ces faillites stratégiques » et annonce pour bientôt un rapport sur le sujet. LaRouche a également renouvelé son appel, lancé au début des années 90, à une taxe sur toutes les transactions sur produits dérivés et à la régulation des hedge funds.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

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Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

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S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

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Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

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Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

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