Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

Financement du terrorisme : une fois de plus, l’Arabie saoudite pointée du doigt

La rédaction
JPEG - 40.4 ko

Les avocats agissant pour le compte des familles des victimes du 11 septembre 2001 ont déposé une requête devant un tribunal américain le 3 février, pour obtenir que soient maintenues les poursuites contre l’Arabie Saoudite, accusée d’avoir joué un rôle déterminant dans les attentats qui ont fait plus de 3000 morts.

Accompagnant les 4000 pages de la requête, une déposition d’un peu plus d’une centaines de pages de Zacarias Moussaoui, l’un des prétendants kamikazes de l’air qui a été arrêté quelques semaines avant les attentats, et qui a été condamné à une peine d’emprisonnement à perpétuité dans une prison américaine.

Dans sa déposition, Moussaoui affirme entre autres avoir fait la navette à plusieurs reprises entre Riyad et les États-Unis avant les attentats, agissant en tant que coursier, livrant des lettres et des chèques signés entre Oussama ben Laden et le prince Salman. C’est ce même Salman qui, après le décès de son demi-frère le roi Abdullah, le 23 janvier 2015, est devenu le nouveau roi d’Arabie saoudite.

Bien que la presse internationale ait accordé une large couverture aux affirmations de Moussaoui, les 4000 pages de documents déposées devant le tribunal contiennent également les dépositions de deux des membres de la Commission d’enquête officielle sur le 11 septembre [1], l’ancien sénateur Bob Kerrey du Nebraska et l’ancien secrétaire à la Marine John Lehman, qui ont affirmé qu’il fallait poursuivre l’enquête sur les lien entre le royaume saoudien et les attentats.

Contrairement à ce qu’affirment les autorités saoudiennes, que le rapport de la Commission d’enquête sur le 11 septembre avait exonéré le royaume de toute implication dans les attentats, les deux anciens commissaires ont expliqué qu’ils n’avaient pas eu accès à toute l’information nécessaire et que l’Arabie saoudite n’a pas été lavée de tout soupçon. Les deux ont appelé dans la presse à la déclassification des désormais fameuses 28 pages du rapport de la Commission d’enquête bicamérale du Congrès sur le 11 septembre.

Lehman est cité dans un livre publié par Philip Shenon, intitulé The Commission, expliquant qu’il avait été incapable d’obtenir quelque information que ce soit auprès de la Maison Blanche à propos de l’Arabie saoudite. « Ils refusaient de déclassifier tout ce qui avait affaire avec les Saoudiens. (…) Ils étaient particulièrement sensibles à ce sujet », a déclaré Lehman.

Concernant la déposition de Moussaoui, le sénateur Kerrey a expliqué dans la presse que la question n’était pas de savoir si Moussaoui est crédible mais plutôt : « Avons-nous toute la vérité, et sinon, comment l’obtenir ? Pour ce qui me concerne, nous n’avons pas toute la vérité. »

Le sénateur qui était, rappelons-le membre de la 9/11 Commission, a ajouté :

La Commission avait clairement fait comprendre qu’elle n’avait pas tous les éléments et qu’une enquête plus approfondie était nécessaire.

Un autre document accompagnant la requête est une copie d’un fichier d’alerte utilisé par les militaires américains (« Matrix of Threat Indicators ») à Guantanamo.

Ce fichier identifie, selon l’avocat des familles des victimes Sean Carter, le Haut commissariat saoudien pour l’aide humanitaire [une organisation opérant depuis la Bosnie-Herzégovine] comme l’une des organisations faisant partie d’une liste « d’entités terroristes » ou « d’entités de soutien au terrorisme » ; ce fichier documente, ainsi que d’autres documents accompagnant la requête, le rôle de cette organisation, alors dirigée par le prince Salman, qui a « contribué au financement des camps qui ont directement servi à l’entraînement des futurs kamikazes de l’air, ainsi que des centres d’accueil afghans où des responsables de haut niveau tels que Oussama ben Laden et Khalid Sheikh Mohammed ont conçu et coordonné les attentats ».

Certaines de ces révélations ont été reprises pendant deux jours d’affilée dans le New York Times et de nombreux autres médias américains et internationaux.

L’auteur de l’un des articles du NYT, Carl Hulse, avait assisté à la conférence de presse du 7 janvier au Congrès, qui avait été organisée par les députés Walter Jones et Stephen Lynch, avec la participation de l’ancien Sénateur Bob Graham, pour obtenir la publication des 28 pages. Graham avait dirigé la rédaction du rapport de la Commission bicamérale d’enquête du Congrès sur les attentats du 11 septembre et mène depuis lors la campagne pour la levée de la censure sur les 28 pages.

Il y a lieu de se demander, dans ce contexte, pourquoi Obama, qui avait boudé la manifestation du 11 janvier à Paris suite à l’attentat contre Charlie Hebdo, a cru nécessaire de se rendre en Arabie Saoudite, accompagné d’une imposante délégation de 29 hauts responsables et dignitaires américains, pour rencontrer le roi Salman et réaffirmer l’importance toute particulière que garde le royaume wahhabite en tant que principal allié des Etats-Unis.


[1La « 9/11 Commission », à ne pas confondre avec la Commission d’enquête bicamérale du Congrès américain sur le 11 septembre, dont le rapport contenait les célèbres 28 pages sur le rôle de l’Arabie saoudite dans les attentats.

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard