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Face au terrorisme, de sérieuses raisons d’espérer nous arrivent d’Egypte

La rédaction
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François Hollande recevant le Président égyptien al-Sissi à l’Elysée en novembre 2014.
Crédit : Maxppp

Le rejet massif, par le peuple français dimanche dernier de toute division du pays fait écho au processus de grève de masse qui a récemment conduit au pouvoir le général Abdel Fattah al-Sissi en Égypte et ceci au grand dam des pétromonarchies du golfe persique soutenues par les puissances financières occidentales.

Le 6 janvier, à la veille de l’attentat contre Charlie Hebdo à Paris et du Noël orthodoxe, le président égyptien, un musulman pratiquant, s’est rendu à la cathédrale St-Marc du Caire, pour présenter ses vœux de Noël à l’ensemble de la communauté copte. Une première dans l’histoire du pays.

Se tenant debout aux côtés du pape Tawadros II, al-Sissi a insisté, dans une atmosphère d’allégresse incomparable, sur la nécessité de construire une Égypte sans aucune discrimination, et sur le fait que « l’on doit s’appeler Égyptiens seulement ».

Il était nécessaire d’assister à la messe pour vous présenter mes vœux à l’occasion de Noël. Depuis des milliers d’années, l’Égypte a enseigné au monde l’humanité et la civilisation, et le monde s’attend à ce que l’humanité et la civilisation reviennent en force depuis notre pays. Dieu le permettant, nous allons, musulmans et chrétiens, construire notre pays et nous entraider et nous aimer les uns les autres.

Le président a quitté les lieux sous une avalanche de « nous t’aimons Sissi » et « musulmans et chrétiens sont comme les doigts d’une main ».

Le pape Tawadros II et le président al-Sissi travaillent tous deux à la normalisation des relations entre l’Égypte et l’Éthiopie, respectivement les troisième et deuxième pays les plus peuplés d’Afrique, afin d’accélérer la dynamique de développement économique mutuel déjà lancée dans cette région avec l’aide des BRICS et de la Chine, en particulier.

Dans un entretien accordé le 7 janvier dans le grand quotidien égyptien Al Ahram, Tawadros II a rappelé que les relations entre les deux pays ont été très étroites pour une grande partie de leur histoire, tant au niveau des deux églises que des deux peuples en général (45 % des Éthiopiens sont de confession copte et 34 % de confession musulmane). Les deux pays cherchent désormais une solution commune au problème du partage des eaux du Nil, rendue nécessaire par la construction, sur le Nil bleu, du Grand barrage de la renaissance éthiopienne. « Nous assistons actuellement à des efforts gouvernementaux à travers le ministère de l’Agriculture et le bureau du Premier ministre, afin d’aboutir à la résolution de la crise entre les deux pays », a déclaré Tawadros II.

Ces efforts se sont accélérés le 10 janvier avec l’arrivée en Égypte du patriarche de l’Église copte éthiopienne Mathias 1er, pour une visite officielle de 6 jours, sa première en terre égyptienne. Invité par Tawadros II, le patriarche éthiopien doit rencontrer le Président al-Sissi et le Premier ministre Ibrahim Mehleb. Al-Ahram rapporte que les deux églises « ont joué un rôle pour faciliter les négociations entre les deux pays concernant le Grand barrage de la renaissance éthiopienne en construction sur le Nil bleu ». Le Président al-Sissi doit se rendre à son tour en Éthiopie plus tard ce mois-ci pour une visite officielle.

Cette dynamique pour la bonne entente entre religions et pays voisins, dans un cadre de développement économique volontariste, visant à inclure plutôt qu’à exclure, avec le soutien enthousiaste des populations (les dirigeants égyptiens et éthiopiens bénéficient de taux de popularité inconnus en Occident), devrait servir de source d’inspiration pour une Europe empêtrée dans un modèle impérial, arrogant et de plus en plus inégalitaire, et trop attachée à son alliance contre-nature avec des monarchies obscurantistes comme le Qatar et l’Arabie saoudite.

C’est ce que constate de son côté un analyste français dans le domaine du renseignement, Eric Denécé, directeur du Centre français de recherche sur le renseignement, dans un éditorial du 10 janvier :

Le jour même où le journal Charlie Hebdo était attaqué et les membres de sa rédaction massacrés, un autre événement d’une portée considérable - totalement ignoré en France - a eu lieu en Egypte. Le président Al-Sisi a écourté un voyage d’Etat au Koweït afin de venir fêter le Noël copte au Caire.

C’est la première fois dans l’histoire de l’Égypte - État ayant toujours été dirigé par des sunnites - qu’un chef d’État se rend à la messe de minuit copte. Jamais Moubarak, en trente ans de règne, ni ses prédécesseurs (Sadate, Nasser ou le roi Farouk) n’avaient manifesté une telle considération à l’égard des chrétiens d’Égypte, qui représentent plus de 20% de la population. Au contraire, les dirigeants du pays les ont toujours tenus pour des citoyens de seconde zone.

La démarche du président Al-Sisi est exceptionnelle et marque une vraie rupture après l’intermède sanglant qu’a connu l’Égypte sous le régime des Frères musulmans. C’est à la fois l’expression d’un grand courage, d’une grande humanité et d’un remarquable sens politique.

Quelques jours auparavant, le chef de l’État égyptien avait déjà tenu, à l’occasion du nouvel an, un discours retentissant - lui aussi passé inaperçu en France - sur la nécessaire remise en cause de certains textes de l’islam.

En effet, le 1er janvier, à l’université d’Al-Azhar, au Caire (la plus haute autorité religieuse du monde sunnite), il a déclaré que les meurtres commis au nom de l’islam étaient inadmissibles. Il a proposé devant des millions de téléspectateurs que les textes postérieurs au coran - c’est à dire les hadith et la sunna - soit revus par les religieux afin de ne plus servir de base à des actes terroristes. De plus, il a affirmé qu’il était inconcevable qu’1,6 milliard de musulmans veuillent tuer les 7 autres milliards d’habitants de la planète pour vivre leur religion.

Ancien directeur du renseignement militaire, profondément attaché à son pays, fidèle à sa foi musulmane, le président El-Sisi, comme beaucoup de ses coreligionnaires, est atterré des violences commises au nom de l’islam par Daesh, Al-Qaeda et les Frères musulmans, et du nombre de victimes qu’elles entraînent. Ces groupes, par leur barbarie, sont ainsi en train de provoquer un débat important au sein de du monde musulman, car de très nombreux croyants sont dégoutés de ces dérives et rejettent cette lecture obscurantisme de l’islam.

Il convient de saluer les initiatives du chef d’Etat égyptien, car il paraît être l’un des rares hommes capables de faire bouger les lignes au Moyen-Orient comme au sein du monde arabo-musulman. D’ailleurs, ses compatriotes ne s’y trompent pas qui le qualifient déjà de « De Gaulle égyptien ». Il faut également le soutenir fermement dans ses démarches d’ouverture car, évidemment, tous les extrémistes et les radicaux que compte l’islam y sont fermement opposés et le traitent d’ores et déjà d’apostat.

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La déclassification des fameuses 28 pages, un chapitre entier du rapport de la commission d’enquête bipartisane sur le 11 septembre, met en lumière l’implication de l’Arabie saoudite dans les attentats du 11 septembre 2001.

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Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

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La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

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Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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