Solidarité & progrès

Le parti du travail humainTel. 01 76 69 14 50

AccueilActualité

L’administration Trump envisage-t-elle un Glass-Steagall « du XXIe siècle » ?

JPEG - 344.1 ko
Stephen Mnuchin, lors de son audition au Sénat.

Comme le débat organisé dans le cadre des primaires socialistes l’a encore une fois démontré, à part Jacques Cheminade, aucun candidat n’imagine qu’un nouveau krach financier puisse menacer l’argent des Français. Pourtant, plus que jamais, le système bancaire du monde transatlantique risque d’exploser et provoquer des faillites en chaîne d’institutions considérées aujourd’hui comme saines.

Aucun candidat également, à part Jacques Cheminade, propose d’imposer à titre préventif, une séparation stricte des banques permettant de mettre l’argent des Français, c’est-à-dire leur épargne et l’argent qu’ils déposent dans leurs comptes, à l’abri du tsunami financier que provoquera l’explosion de l’énorme bulle spéculative qui nous menace.

Aux États-Unis, pays où la crise bancaire continue à jeter des milliers de gens à la rue, grâce aux campagnes tenaces des nos alliés du Comité d’action politique de l’homme politique américain Lyndon LaRouche, le sujet de la séparation bancaire est sur toutes les lèvres.

Repris par la sénatrice Elizabeth Warren et le candidat Bernie Sanders, le sujet d’un nouveau Glass-Steagall a finit par s’imposer comme une revendication obligatoire des plateformes électorales des deux grands partis américains.

Comme nous avons déjà indiqué sur ce site, Donald Trump se dit favorable à la démarche. Il est donc normal que le jour de son assermentation nous tentions d’y voir plus clair.

Le 19 janvier, la commission des finances du Sénat américain a longuement interrogé Steven Mnuchin, le candidat choisi par Donald Trump pour devenir son secrétaire au Trésor.

À noter d’abord, le fait que Mnuchin a cité le premier secrétaire au Trésor américain Alexander Hamilton pour qui la richesse d’une nation peut être promue « en multipliant la variété des objets produits par les entreprises ».

Ensuite, c’est lors des échanges avec les membres de la commission, que la sénatrice démocrate Maria Cantwell demande à Mnuchin si l’administration Trump s’apprête à rétablir la loi Glass-Steagall.

De façon évasive, Mnuchin répond qu’il en a discuté avec Trump et qu’il ne s’agit pas de rétablir le vieux Glass-Steagall de 1933, mais d’une sorte de « Glass-Steagall du XXIe siècle » dont il ne précise ni les contours, ni le contenu...

D’après le Wall Street Journal :

Mr Mnuchin a affirmé que l’Administration Trump envisagerait une restructuration majeure des plus grandes banques américaines à la lumière de propositions visant à réformer les régulations du secteur financier.

« L’administration examinera le Glass-Steagall, et ce que j’ai mentionné comme le Glass-Steagall du XXIe siècle, comme un élément de la reforme des régulations » a-t-il précisé devant le Commission des Finances du Sénat en référence à la loi datant de la grande dépression qui jadis interdisait les banques traditionnelles de fusionner avec les banques d’investissement de Wall Street. Cette loi fut abrogée en 1999, mais bien des critiques de Wall Street, notamment ceux à gauche, comme le sénateur Bernie Sanders ou Elizabeth Warren, n’ont cessé de se mobiliser pour la rétablir depuis.

M. Mnuchin n’a pas expliqué ce qu’il entendait par une version moderne de la loi. Il a reconnu qu’une telle proposition pourrait provoquer des vagues. « Je pense que séparer les banques des banques d’investissement sous une loi Glass-Steagall aurait des conséquences majeures sur la liquidité des marchés des capitaux et la capacité des banques à prêter » a-t-il souligné.

Le terme « Glass-Steagall du XXIe siècle » est également l’intitulé d’une proposition de loi introduite par Mme Warren pour obliger les mégabanques à se scinder en entités distinctes séparant les banques ordinaires des banques d’investissement.

Alors qu’il a évité d’aborder tout engagement spécifique du futur gouvernement, Mnuchin a affirmé qu’il comprenait bien que mélanger les crédits bancaires ordinaires avec d’autres activités tels que les produits dérivés peut engendrer des risques majeurs.

« Un des grands problèmes auxquels nous avons du faire face lors de la crise financière, a été l’enchevêtrement des banques et des holdings avec des obligations complexes » a reconnu Mnuchin.

En France, le site Les Echos, s’inquiète de « l’imprécision » de Mnuchin et s’interroge sur la portée de ses propos :

Steven Mnuchin a indiqué qu’il soutenait, en principe, la loi Volcker, qui interdit aux grandes banques d’effectuer du trading pour compte propre. Mais il a également cité, en l’approuvant, une récente étude de la Réserve fédérale qui conclut que cette loi a réduit la liquidité sur les marchés des obligations d’entreprises. Il n’a pas expliqué comment cet impact pourrait être limité tout en préservant la loi.

Interrogé sur sa position au sujet d’un retour de la loi Glass-Steagall de séparation des activités de banque de dépôt et de banque d’investissement, il a répondu qu’il ne soutenait pas précisément un retour à cette règle telle qu’appliquée après la Grande dépression. Avant d’ajouter qu’il serait favorable à une sorte de « Glass-Steagall du XXIe siècle », sans fournir plus de précisions. On ne sait pas si cette nouvelle version de la loi contraindrait les grandes banques à se scinder.

La bataille est engagée, il reste à la gagner !

Signez dès aujourd’hui la pétition adressée à Trump par nos amis du Comité d’action politique de Lyndon LaRouche (LPAC) pour un vrai Glass-Steagall !

Un Glass-Steagall sinon rien !

Pour clarifier les enjeux, rappelons en quoi consistent les cinq grandes options débattues au niveau international :

  • Règle Volcker (défendue par l’ancien directeur de la Réserve fédérale américaine Paul Volcker), même pas adoptée aux Etats-Unis. Elle interdit aux banques de spéculer pour compte propre tout en autorisant les banques à utiliser les dépôts pour prêter à ceux qui spéculent. Pas vraiment malin.
  • La loi Dodd-Frank (en voie de démantèlement par l’Administration Trump) a été, sous Obama, une fausse réforme prétendant encadrer la spéculation. Prétendant appliquer la règle Volcker, elle interdisait aux seules banques dont le bilan dépassait les 50 milliards de dollars de spéculer pour compte propre et de posséder plus de 4% de fonds spéculatifs tout en leur permettant de prêter aux mêmes fonds pour qu’elles puissent continuer cette activité. Ecrite sur 300 pages et riche de plus de 3000 pages de décrets d’application détaillants les exceptions, il s’agissait d’une usine à gaz sans effet réel à part un seul : en cas de risque de défaillance, une banque peut se renflouer en faisant appel aux ressources internes de la banque (principe du bail-in), c’est-à-dire en confisquant le capital des actionnaires, des détenteurs d’obligations et dans une certaine mesure, celui des déposants...
  • L’option Vickers (défendue en Angleterre par la Commission Vickers), préconise le cantonnement (ring-fencing) des dépôts et des autres activités bancaires tout en les gardant sous un même toit (holding). Son efficacité a été démontrée en 1929…
  • Le rapport des experts européens dit groupe Liikanen vise à décourager la spéculation en cantonnant de très nombreuses activités spéculatives (y compris les activités de tenu de marché) mais toujours au sein des banques.
  • Le retour au Glass-Steagall Act impose une séparation juridique et opérationnelle stricte en créant des banques dédiées aux activités. Aucune activité de marché ne sera permise aux banques de crédit (dépôts, crédit, épargne, système de paiement public), et de leur côté, les banques d’investissement (banques d’affaires, de marché, etc.) ne pourront pas collecter des dépôts. Les banques de crédit ne pourront plus prêter aux banques d’investissement.

Pour résumer, sur une échelle de 0 à 10 (10 étant l’option Glass-Steagall), on pourrait positionner la réforme française (Moscovici/Berger) et la loi Dodd-Frank sur le chiffre 1, la règle Volcker sur 2, l’option Vickers sur 4, et la recommandation Liikanen sur 6. Cependant, disons-le haut et fort : on est loin du compte car c’est un 10 qu’il faut et tout de suite !

Écrire un commentaire

Un message, un commentaire ?

modération a priori

Attention, votre message n’apparaîtra qu’après avoir été relu et approuvé.

Qui êtes-vous ?

Pour afficher votre trombine avec votre message, enregistrez-la d’abord sur gravatar.com (gratuit et indolore) et n’oubliez pas d’indiquer votre adresse e-mail ici.

Ajoutez votre commentaire ici
  • Ce champ accepte les raccourcis SPIP {{gras}} {italique} -*liste [texte->url] <quote> <code> et le code HTML <q> <del> <ins>. Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.

Déplier les commentaires||Replier les commentaires
Cet article vous parle ? Rejoignez-nous !

Don rapide

Pour quoi se bat  ?

« Élever à la dignité d’homme tous les individus de l’espèce humaine » Lazare Carnot

Solidarité et progrès est le parti du travail humain. Nous voulons :
- que les capacités créatrices de chaque être humain soient libérées pour le bien commun ;
- que personne ne puisse être exploité ou abusé ;
- que les féodalités financières soient mises hors d’état de nuire.

Notre but est donc de vaincre la City, Wall Street et leurs complices européens. En menant :
Une politique internationale de détente, d’entente et de coopération entre peuples et nations, dont les Nouvelles Routes de la soie sont l’amorce. Comme on ne peut les bâtir sur le sable mouvant du système dollar actuel, construisons-les avec le ciment d’un nouveau système monétaire international, ce Nouveau Bretton Woods pour lequel nous nous battons avec nos alliés dans le monde.
Une politique de crédit public national finançant en priorité l’école, la production, l’hôpital et le laboratoire. Le nécessaire préalable pour libérer ce crédit est une moralisation de la vie bancaire (un Glass-Steagall contre les spéculateurs). Mettons-le en place, comme à la Libération !
La sortie de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN, instruments de l’oligarchie financière. Associons-nous avec les autres pays d’Europe et du monde en vue de grands projets de développement mutuel : espace, essor de l’Afrique libérée du franc CFA, économie bleue, énergie de fusion, numérique, création d’emplois qualifiés.

La France doit donner l’exemple. Battons-nous donc ensemble, avec l’arme d’une culture de la découverte et du rire contre le respect qui n’est pas dû.

La politique de en vidéo

Animations réalisées lors de la campagne présidentielle Cheminade 2017.

» Voir le projet complet

en chiffres

La part des dons de personnes physiques dans les ressources financières de S&P.

Le nombre de candidats présentés par S&P lors de 116 campagnes électorales locales et nationales.

Fondation de Solidarité & progrès suite à la dénonciation du "cancer financier" par Jacques Cheminade.

La part allouée à S&P sur les 70 millions d’aide de l’Etat aux partis politiques.

Actions politiques et citoyennes entreprises (au minimum !) par S&P sur une année.

a vu juste sur...

La crise financière de 2008

Lors de sa campagne présidentielle de 1995, où Jacques Cheminade met en garde contre la spéculation insensée sur l’immobilier et les produits dérivés. Il publie ensuite son alternative au monétarisme dans l’ouvrage « Un plan de relance par le crédit productif public. »

La dérive néo-conservatrice de l’administration Obama

Ainsi que nos amis américains, nous avons dénoncé l’emprise du parti de la guerre sur l’administration Obama bien avant le scandale des écoutes illégales ou celui des assassinats "extra-judiciaires", y compris de citoyens américains.

La nature de la guerre en Syrie et le terrorisme

S&P a démasqué dès 2012 (vérifie) l’instrumentalisation des mouvances terroristes pour renverser certains régimes, dont la Syrie.

L’extrême-droite et néo-nazis en Ukraine

Dès le rejet du traité de libre association par le gouvernement ukrainien fin 2013, nous dénoncions le soutien insensé des occidentaux à des mouvances néo-nazies dans le but d’élargir l’OTAN aux frontières de la Russie.

La confiscation des dépôts bancaires ou "bail-in"

Bien avant janvier 2016 et l’application effective d’une directive européenne permettant de renflouer les banques avec l’argent des déposants, nous avons dénoncé dès 2013 cette logique confiscatoire et destructrice.

Le Tsunami financier qui vient

C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

et la vraie Europe

La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

Participez à l'effort politique !

Adhérez à S&P, devenez éducateur et créateur de la Nation

Au cours de cette élection présidentielle nous avons entrouvert une porte, car nous avons été les seuls à poser les défis qui sont devant nous.

Nous rentrons dans un monde tout-à-fait instable, dangereux, et sans majorité politique.
Un monde qui peut rentrer en crise à tout moment, y compris avec un risque de guerre.

En adhérant à Solidarité & progrès, en apportant vos moyens financiers et humains, nous pourrons ensemble franchir le seuil de la porte et faire ce qui est nécessaire.
Aller vers un futur qui soit vivable, meilleur, plus juste.

Jacques Cheminade
Faire un don et adhérer plus tard