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LaRouche dénonce l’utopie suicidaire d’une guerre nucléaire limitée

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L’économiste et politicien américain Lyndon LaRouche a insisté il y a quelques jours sur le fait que même si l’oligarchie transatlantique, y compris l’administration Obama, ne cherche pas délibérément à déclencher une guerre thermonucléaire globale, elle entretient néanmoins la dangereuse illusion qu’une première frappe nucléaire et les représailles qu’elle provoquerait pourraient être limitées au continent eurasiatique, nuisant ainsi considérablement au développement de la Russie et de la Chine.

C’est ce que semble en effet indiquer la réorganisation, en cours depuis quelque temps déjà, des forces nucléaires tactiques déployées en Europe par les Etats-Unis.

Le gouvernement Obama avait décidé en 2013 de débloquer des fonds significatifs pour la modernisation de la triade nucléaire américaine, y compris l’arsenal des armes tactiques en Europe, et ce en dépit des multiples appels au retrait de telles armes par des spécialistes des deux côtés de l’Atlantique, en raison du danger et des coûts importants qu’elles représentent.

Concernées par ce processus de modernisation : les armes nucléaires tactiques B61, dont la conception remonte aux années 60. Elles verront leur portée et leur précision augmentées, violant ainsi l’esprit du Traité sur les forces nucléaires à portée intermédiaire (INF), qui interdit le déploiement, tant par les Etats-Unis que la Russie, de missiles de croisière ou pouvant être tirés à partir du sol et ayant des portées de 500 à 5500 km.

Ce traité, qui avait pour objectif de faire baisser le niveau de tension associé au déploiement d’armes nucléaires en Europe au cours des années 1980 (en raison du court temps de vérification et de réponse lors d’une attaque présumée), a été signé en 1987 par Ronald Reagan et Mikhaïl Gorbatchev.

Ces vieilles bombes à gravité (qui ne sont pas des missiles de croisière mais ne font que planer vers leur cible, d’où l’idée qu’elle ne violeraient pas, selon les Américains, le Traité INF) sont dotées de charges nucléaires plus lourdes, de l’ordre de plusieurs centaines de kilotonnes, pour compenser la faiblesse de leur portée et leur précision.

180 engins de ce type sont actuellement déployés en Allemagne, en Belgique, aux Pays-Bas, en Italie et en Turquie. Les nouveaux B61, baptisés B61-12, verront donc leur portée et leur degré de précision augmentés, grâce à l’ajout d’une queue plus perfectionnée. En revanche, elles transporteront des charges ne dépassant pas la cinquantaine de kilotonnes.

Or, c’est ici que le bât blesse. Car il ne fait aucun doute dans l’esprit de ceux qui se sont battus pour ce programme qu’une meilleure précision, ainsi que le déploiement de ces bombes par des chasseurs furtifs F-35 devant faire leur apparition d’ici quelques années en Europe, contribueront à faire disparaître la frontière entre armes conventionnelles et nucléaires, et à abaisser le seuil de déclenchement d’une guerre nucléaire.

De nombreux critiques, dont le professeur Hans Kristensen de la Fédération des scientifiques américains (FAS), ont fait valoir que ce retour à l’idée illusoire d’une guerre nucléaire limitée à l’Europe et à l’Eurasie pose un sérieux danger d’escalade vers une guerre nucléaire globale.

L’utopie de la guerre nucléaire limitée

L’idée de guerre nucléaire limitée avait été considérée puis abandonnée au cours des années 1960 ; mais un courant utopiste de l’oligarchie anglo-américaine a décidé, dans son arrogance et sa folie destructrice, de la ressusciter.

Comme le raconte sur un blog spécialisé un ancien responsable des administrations Kennedy et Johnson, William R. Polk, « certains militaires et responsables civils des deux pays » avaient plaidé, à l’époque de la crise des missiles de Cuba, en faveur de l’idée que le côté opposé « flancherait » et renoncerait à lancer une contre-attaque suite à une première frappe nucléaire limitée.

Polk rapporte que peu après la crise des missiles de Cuba de 1962, il avait assisté à une simulation hautement confidentielle au Pentagone, conçue par le théoricien de la dissuasion Thomas Schelling, du MIT. Celle-ci « mettait en scène une séquence d’événements ayant lieu, ironiquement, près de l’Ukraine, et qui consistait à démontrer que l’URSS accepterait une attaque nucléaire sans riposter ». La simulation visait à démontrer, selon Schelling, « qu’il n’y avait pas lieu de craindre une réaction à une attaque nucléaire limitée ».

Polk rappelle qu’il avait répondu, ainsi que ses collègues, « que l’idée d’une guerre nucléaire limitée n’avait aucun sens », car aucun gouvernement accepterait de subir une attaque dévastatrice sans riposter, afin d’infliger de lourdes pertes à son attaquant. Il serait sinon renversé par ses propres institutions militaires. Une riposte appellerait bien entendu une contre-riposte, conduisant ainsi à une guerre généralisée. Une autre grande simulation effectuée en 1983 par le ministère américain de la Défense arrivait à la même conclusion : il n’y a pas de guerre nucléaire limitée dans une situation où les deux opposants disposent de l’arme nucléaire.

C’est pourquoi Polk demande à ce que soit « arrêtée toute intrusion de nos forces militaires dans les affaires ukrainiennes et russes, afin de faire baisser les craintes russes à l’égard d’une agression », et de « trouver une manière acceptable, aux deux parties, d’aider l’Ukraine à développer son économie, contribuant ainsi indirectement à la stabilité et la santé d’esprit du système de gouvernance ukrainien ».

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  • EricBasillais • 28/02/2015 - 11:06

    Par (by) Eric "Basillais" alias ????????
    "…..Tant qu’on n’aura pas morcelé la Russie, (…) la guerre mondiale ne pourra être considérée comme terminée. C’est en cela que réside l’essence du « problème russe »…..{{}}
    Publié en 1922 , ce texte, classique de l’eurasisme, écrit par le Prince N.S. Troubetzkoï, conserve une tonalité extrêmement actuelle.
    Source : http://www.russiesujetgeopolitique.ru/n-s-troubetskoi-le-probleme-russe/
    Si vous ajoutez à cela la pensée anglo-saxonne de type RUSSEL, vous avez effectivement la réponse de l’hyper-oligarchie aux appels à la "RAISON"

    Répondre à ce message

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  • olivier • 28/02/2015 - 14:29

    l’empire vacille, ils veulent nous entraîner dans leur chute.
    folie furieuse dans une vision purement matérialiste...
    peu de chance qu’on y échappe malheureusement...

    Répondre à ce message

  • Again. • 01/03/2015 - 14:31

    C’ est comme tout, ça dépend ; Mr Lindon Larouche semble ignorer la Z-bombe. La Z-bombe est une bombe nucléaire qui ne produit pas de radioactivité et dont la puissance peut-être inférieure à la limite imposée par une bombe nucléaire classique (elle peut infiniment plus aussi évidemment), c’ est-à-dire sans être suivie par un hiver nucléaire pour tous, donc pour celui qui l’ a balancée le premier.
    Vous ne vous imaginiez tout de même pas, que les frais récents de renouvellement du stock nucléaire américain existant, consistait simplement à passer un coup de plumeau sur Little Boy, non ..?
    Oui je sais, cela n’ est pas moral, et cela risque de ruiner les économies mobilières, physiques, mal "barrées" et -in fine- vaniteuses, du petit bourgeois socialiste kapo.
    Mais c’ est comme ça on n’ y peut rien, c’ est une fatalité car, "l’ important", comme le disait Pierre de Coubertin, "c’ est de participer" à la fin du double cycle de la vie dans le pauvre monde, ce purgatoire pathétique.
    Vous avouerez, quand même ! que les plaisanteries les plus courtes sont toujours les meilleures : "same player, shoot again !" (merci pour nous).

    Répondre à ce message

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C’est vrai que beaucoup d’économistes en parlent, en tout cas bien plus qu’avant la crise de 2008 ! Et pourtant aucun ne défend la politique de crédit public démocratique qui nous permettrait d’éviter un choc économique sans précédent.

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La vraie question est la nécessité de mettre en place un nouvel ordre économique international fondé sur le développement mutuel, en partenariat avec la conception de la Nouvelle route de la soie que portent les BRICS.

L’Union européenne (UE) est devenue le cheval de Troie de la mondialisation financière, de la City et de Wall Street. L’euro en est le vice financier et l’OTAN le bras armé. C’est pourquoi il faut en sortir, mais pas pour faire un saut dans le vide.

Il faut refonder la vraie Europe, l’Europe des peuples, des patries et des
projets, la version du plan Fouchet de 1962 pour le XXIè siècle. Il ne s’agit pas de revenir en arrière mais de repartir de l’avant, avec une monnaie commune de référence porteuse de grands projets : ni monnaie unique servant l’oligarchie financière, ni deux monnaies qui ne seraient pas gérables.

Une vraie Europe ne peut se construire sans réelle participation citoyenne. Construisons une France et une Europe que serve réellement le progrès économique et social, contre tout dévoiement financier et géopolitique.

pour une écologie humaine

S&P promeut une écologie responsable et humaine, s’inspirant notamment des travaux de Vernadski sur la Biosphère et la Noosphère.

Nous condamnons les mouvements obscurantistes qui prônent un écologisme "Malthusien" (l’idéologie de Thomas Malthus) qui considèrent que les ressources de la planète sont limitées. Ces mouvements aboutissent fatalement à la conclusion inadmissible qu’il faut imposer une politique de dépopulation.

Ainsi, la première des ressources est pour nous la créativité humaine, la faculté qu’a l’Homme de comprendre et de transformer le monde qui l’entoure.

L’être humain a une responsabilité, et c’est pour cela qu’il faut sortir de la mondialisation prédatrice.

et l’énergie

Il est fou de vouloir sortir du nucléaire, qui est l’expression d’une découverte humaine. Cependant, il doit être réinventé pour en faire un nucléaire citoyen du XXIe siècle, qui nous donnera les moyens d’accueillir les générations futures.
Nous sommes pour la conception de réacteurs de IVe génération et la mise en place d’un programme de recherche accéléré vers la fusion thermonucléaire contrôlée.

Le nucléaire du futur n’est pas un mal nécessaire. Il doit impliquer une société plus juste, plus inclusive et plus responsable, sans quoi - comme toute autre découverte - il serait réduit à un instrument de domination.
Le nucléaire est, enfin, la "clé" de l’énergie nécessaire à la propulsion des voyages spatiaux, qui définissent l’étape prochaine de notre Histoire.

Défendre le travail humain, c’est rejeter totalement les logiques actuelles de rentabilité à court terme. Se battre pour le nucléaire, c’est se battre pour le fondement d’un monde élargi et plus juste.

est fier de déranger

Vous trouverez sur internet un lot défraîchi d’étiquettages en tous genres : S&P est qualifié de d’extrême-gauche, d’extrême-droite, financé par le KGB ou par un milliardaire américain (mais volant des vieilles dames), aux idées tour-à-tour farfelues et dangereuses, et bien évidemment adeptes de la théorie du complot !
Le tout visant à dissuader les citoyens de découvrir nos idées et notre engagement.

Mais derrière ces accusations vous avez d’incessantes manoeuvres politiques : rejet du compte de campagne de Jacques Cheminade en 1995, saisie de 170 000€ sur le remboursement de la campagne de 2012, et bien entendu une exposition médiatique réduite au minimum, ou la plus défavorable possible pendant les présidentielles !

Pour nos ennemis ou adversaires, il s’agit d’empêcher que soit comprise par le peuple une politique de crédit public démocratique, la seule arme qui nous permettrait de diriger la finance plutôt que d’être dirigée par elle.

Si S&P dérange, c’est parce que nos idées frappent l’oligarchie financière en plein coeur. Ce combat émancipateur est l’enjeu culturel de notre temps.

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